Sit-in annoncé à la Primature : l’APUKIN exige l’application «immédiate» des accords de Bibwa
Ph. Siège: APUKIN ( association des professeurs de l'Université de Kinshasa ) — crédit photo: Radio Okapi
AFP
Les membres de l’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) ont annoncé la tenue d’un sit-in le 27 août prochain devant la Primature. Cette mobilisation vise à réclamer l’exécution des accords de Bibwa, signés avec le gouvernement pour améliorer les conditions de travail des enseignants universitaires. La décision a été prise lors d’une assemblée générale tenue le mardi 19 août 2025.
Le professeur Sam Yasuku, Secrétaire-rapporteur de l’APUKIN, a rappelé l’importance de ces accords : « Nous exigeons l’application concrète et immédiate des engagements issus des accords de Bibwa 1 et 2, concernant les véhicules des professeurs, le paiement effectif de la prime de recherche et l’intégration du solde au mois d’octobre 2025. »
Les professeurs réclament également l’accélération des travaux de la commission paritaire de suivi, chargée d’établir un barème salarial pour les enseignants des universités congolaises. Face à ce qu’ils considèrent comme un mépris des autorités, l’APUKIN a prévu de déposer un préavis de grève de deux semaines à l’occasion du sit-in.
Au-delà des revendications liées aux accords de Bibwa, l’assemblée a abordé des problèmes internes à l’Université de Kinshasa.
Les enseignants demandent notamment l’élimination des « déserteurs » et des « fantômes académiques » des états de paie, ainsi que la tenue immédiate des délibérations après chaque session, afin d’éviter l’accumulation de dettes pour les étudiants.
L’assemblée a également insisté pour que les dépouilles mortelles des professeurs soient exposées de manière solennelle devant le bâtiment administratif, en hommage à leurs contributions.
Par ailleurs, des questions administratives telles que l’intégration de nouveaux membres et la restitution des démarches liées aux véhicules, aux primes et à l’assurance ont été discutées.
Signés pour la première fois en avril 2021, les accords de Bibwa visaient à renforcer le système éducatif et améliorer les conditions de travail des enseignants. Trois ans plus tard, le deuxième accord reste partiellement mis en œuvre, poussant l’APUKIN à se mobiliser pour faire valoir les droits des professeurs.
Samuel Nakweti