Sommet de l’Otan: accord de paix attendu ce vendredi, Trump désigne le Rwanda comme agresseur de la RDC
Sommet de l’Otan: accord de paix attendu ce vendredi, Trump désigne le Rwanda comme agresseur de la RDC
AFP
Lors du sommet des 32 États membres de l’OTAN, le président américain Donald Trump a vivement interpellé la communauté internationale sur le conflit meurtrier entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Dans un discours sans concession, il a accusé Kigali d’avoir perpétré des massacres à grande échelle en territoire congolais.
« Le Rwanda est entré au Congo et a tué des populations à la machette, et personne n’a rien fait », a-t-il lancé d’un ton grave depuis la tribune de l’OTAN, provoquant un silence pesant dans la salle.
L’ancien président républicain, revenu au pouvoir en janvier 2025, a appelé ses alliés occidentaux à ne plus rester passifs face aux violences récurrentes dans la région des Grands Lacs. « Nous avons l’obligation morale d’agir. Le silence n’est plus une option », a-t-il martelé.
Cette déclaration, rare à ce niveau de responsabilité, remet en lumière les tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda, alimentées par des décennies d’ingérence militaire, de pillage des ressources naturelles et d’inaction diplomatique.
Signature d’un accord historique le 27 juin
En marge du sommet, Donald Trump a annoncé avoir facilité un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, avec l’appui du secrétaire d’État américain Marco Rubio. L’accord devrait être officiellement signé ce vendredi 27 juin, en présence des délégations congolaises et rwandaises à Camp David.
« Je suis très heureux d’annoncer que nous avons conclu un merveilleux traité entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda. Ce conflit, l’un des plus sanglants depuis la Seconde Guerre mondiale, doit prendre fin », a-t-il écrit sur Truth Social, son réseau social.
Vers un nouveau départ ?
Cet accord, dont les détails n’ont pas encore été rendus publics, pourrait marquer un tournant majeur dans la diplomatie régionale, à condition qu’il soit accompagné d’un mécanisme de suivi robuste et d’un engagement international renouvelé.
La communauté internationale, longtemps accusée d’indifférence, se retrouve désormais sous pression pour soutenir concrètement le processus de paix, et répondre aux appels lancés par Washington.
Samuel Nakweti
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