Tshisekedi mise sur l’agriculture pour l’autosuffisance alimentaire de la RDC
Tshisekedi mise sur l’agriculture pour l’autosuffisance alimentaire de la RDC
AFP
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a salué, vendredi 29 août, la dynamique positive observée dans le secteur agricole. Présentant un aperçu global au Conseil des ministres, il a estimé que les nombreuses initiatives portées par l’État, le secteur privé et la société civile traduisent une mobilisation nationale pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, objectif stratégique de son quinquennat.
Depuis décembre 2024, le chef de l’État a multiplié les signaux en faveur de ce secteur, notamment en portant les crédits agricoles à 11 % du budget national, au-delà de l’engagement de 10 % fixé par les accords de Maputo. Cette orientation s’est traduite par la distribution de matériel agricole, la mise à disposition de semences et de fertilisants, ainsi que le lancement de travaux sur près de 38 000 km de routes de desserte agricole et d’infrastructures rurales destinées à désenclaver les zones productrices.
Un des programmes emblématiques demeure celui de Kaniama-Kasese, où près de 5 000 hectares de maïs ont été emblavés, avec une production attendue de 25 000 tonnes, tandis que le cheptel bovin est passé de 1 000 à 5 000 têtes. Ce projet pilote est appelé à être répliqué dans d’autres provinces.
Dans la continuité, le 28 août 2025, Félix Tshisekedi a lancé depuis Menkao, à Kinshasa, la campagne agricole 2025-2026, marquée par la remise de tracteurs et d’outils aratoires aux 26 provinces. À cette occasion, le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, a rappelé que le budget 2025 maintenait l’allocation de 10 % au secteur et a décliné cinq priorités : l’accès aux semences et fertilisants de qualité, la mécanisation, la modernisation des pratiques, l’amélioration de la productivité et la valorisation des agents agricoles.
En insistant sur la coordination entre tous les acteurs, le président a rappelé que l’agriculture doit occuper une place centrale dans le redressement économique et social du pays, en donnant la primauté au sol plutôt qu’au sous-sol.
Gilbert N.