Politique Tshopo : « La jeunesse est une force pour le développement malgré les défis » (Guy Rami)
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Tshopo : « La jeunesse est une force pour le développement malgré les défis » (Guy Rami)

Guy Rami devant les jeunes leaders de la Tshopo ce lundi 08 septembre à Kisangani ©️ DT
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 9 SEPTEMBRE 2025 - 10:49 WAT · 3 min de lecture

Alors que la province de la Tshopo est confrontée à de nombreux défis — insécurité grandissante, infrastructures défaillantes, pauvreté et chômage — un atout majeur est souvent sous-estimé, c’est sa jeunesse. Selon Guy Rami Lonia, jeune acteur politique de la Tshopo, la jeunesse détient la clé d’un développement socio-économique durable.

Ce constat a été au cœur d’un échange qui s’est tenu ce lundi 08 septembre à Kisangani, sous l’égide de la Fondation Guy Ramy Lonia Otenga. Devant de jeunes leaders, l’initiateur de la fondation, Guy Ramy Lonia, a animé une discussion sur le thème : « Le rôle de la jeunesse dans le développement socio-économique de ma Province de la Tshopo ».

Lonia a estimé qu’avec plus de 65 % de sa population jeune ayant moins de 35 ans, la Tshopo bénéficie d’une richesse démographique sans précédent. Cette jeunesse, souvent instruite et inventive, est un réservoir d’énergie et de créativité. Dans les villes comme Kisangani, Isangi ou Bafwasende, de jeunes entrepreneurs, agriculteurs et artistes se distinguent déjà par leur dynamisme.

« Ils s’investissent dans le numérique, l’artisanat ou la promotion de la paix, démontrant un fort potentiel pour transformer leur province de la Tshopo », a-t-il souligné.

Cependant, pour lui, ce potentiel reste largement inexploité. Le manque de soutien structurel, l’accès limité au financement et l’insuffisance de programmes de formation professionnelle freinent l’élan de toute une génération.

À l’en croire, l’insécurité urbaine, marquée par une augmentation des braquages à main armée, constitue une menace sérieuse, du jamais vu dans l’histoire récente de la province. À cela s’ajoute le manque criant d’accès aux services sociaux de base, tels que l’électricité et l’eau potable, qui complique la vie quotidienne et l’épanouissement économique. « Ces obstacles, s’ils ne sont pas surmontés, risquent de marginaliser une partie cruciale de la population », a déploré Guy Rami Lonia.

Selon Guy Rami Lonia, il est impératif que le gouvernement provincial actuel reconnaisse la jeunesse non pas comme un problème à gérer, mais comme un moteur de développement à activer.

« Investir dans cette génération, c’est s’assurer un avenir prospère et stable », a souligné Guy Ramy Lonia Otenga lors de l’échange. Et d’ajouter : « Le développement de la Tshopo commence par ses jeunes. Quand ils se lèvent, c’est toute la province qui avance. »

Joël Mbiya, militant et participant à ces échanges, a, à son tour, indiqué qu’il est urgent que les décideurs investissent dans les jeunes en leur donnant des moyens. « L’avenir de la Tshopo repose sur sa capacité à encadrer et à soutenir cette force vive, en lui donnant les moyens de bâtir une province plus équitable et tournée vers l’avenir », a-t-il dit.

Ces échanges ont chuté par un jeu des question-réponses entre jeunes leaders de la Tshopo. À l’unanimité, ces derniers ont manifesté leurs volontés de s’engager à œuvrer, chacun à ce qui le concerne, pour le développement de la province de la Tshopo.

Serge SINDANI

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