Politique À Genève, Chantal Chambu exige du HCR l’arrêt «immédiat» des déportations de civils congolais vers le Rwanda
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À Genève, Chantal Chambu exige du HCR l’arrêt «immédiat» des déportations de civils congolais vers le Rwanda

À Genève, Chantal Chambu exige du HCR l’arrêt «immédiat» des déportations de civils congolais vers le Rwanda
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 18 JUIN 2025 - 11:24 WAT · 2 min de lecture

En mission à Genève, la ministre congolaise des Droits humains, Chantal Chambu Mwavita, a fermement interpellé le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, ce mardi 17 juin, au siège du HCR. Au cœur de l’entretien : les déportations forcées de civils congolais vers le Rwanda à partir des zones sous occupation du M23/AFC, un groupe rebelle soutenu par Kigali.

Selon un communiqué publié par la cellule de communication du ministère, cette rencontre fait suite aux révélations de la fin mai 2025 faisant état de transferts forcés de populations congolaises à travers la frontière rwandaise, dans un contexte de graves violations des droits de l’homme dans l’Est de la RDC.

« J’ai évoqué la souffrance de nos compatriotes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, victimes de l’occupation du M23/AFC, et j’ai demandé au HCR de mettre un terme immédiat au processus en cours. La présence du HCR sur le terrain, sans l’accord préalable de l’État congolais, constitue une violation de ses engagements internationaux », a déclaré la ministre.

Chantal Chambu a par ailleurs dénoncé la conduite d’opérations humanitaires unilatérales par le HCR, en dehors de toute coordination avec les autorités de Kinshasa. Elle a rappelé que le respect de la souveraineté de la RDC et des normes internationales de protection des déplacés et réfugiés reste une exigence fondamentale.

Cette mise en garde intervient dans un contexte d’intensification des violences à l’Est du pays, où les rapports font état de déplacements massifs et de violations systématiques des droits fondamentaux par les forces rebelles.

Face à cette situation alarmante, Kinshasa entend mobiliser la communauté internationale pour mettre un terme à ce qu’elle qualifie de complicité humanitaire, et faire pression sur Kigali afin de cesser toute implication dans le drame en cours.

La réaction officielle du HCR est attendue dans les prochains jours.

Silas MUNGINDA

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