Politique Accord de paix RDC-Rwanda : lancement effectif du Comité conjoint de supervision
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Accord de paix RDC-Rwanda : lancement effectif du Comité conjoint de supervision

Donald Trump entouré des ministres rwandais et congolais des affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe (g.) et Therese Kayikwamba Wagner (dr.), dans le Bureau ovale de la Maison blanche, à Washington, le 27 juin 2025. © Yuri Gripas / Pool via CNP / MaxPPP
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 7 AOÛT 2025 - 12:56 WAT · 3 min de lecture

À la suite de la première réunion du Comité mixte de supervision de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, tenue le jeudi 31 juillet 2025 à Washington D.C., aux États-Unis, deux responsables un Congolais et un Rwandais ont été désignés pour en assurer la présidence.

Selon une note officielle relayée ce jeudi 7 août par Africa Intelligence, cette désignation marque une avancée concrète dans la mise en œuvre de l’accord de paix signé en juin dernier dans la capitale américaine par les ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Tenue sous l’égide des États-Unis, du Qatar, du Togo (facilitateur au nom de l’Union africaine) et de la Commission de l’Union africaine, cette première réunion avait réuni les délégations congolaises et rwandaises autour d’un objectif central : jeter les bases fonctionnelles du Comité conjoint, organe clé du suivi de l’accord, destiné à prévenir les différends et à répondre efficacement aux éventuelles violations.

D’après le Département d’État américain, ce Comité est mandaté pour : Recevoir les plaintes relatives aux violations de l’accord ; Recommander les mesures correctives nécessaires ; Faciliter le règlement pacifique des litiges entre les deux États.

Lors de cette première session, les parties ont désigné leurs présidents respectifs, validé le mandat des réunions futures et évalué l’état d’avancement de l’accord. Elles ont également préparé la première réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité, un dispositif destiné à renforcer la coopération bilatérale sur les enjeux sécuritaires.

La participation active de l’Union africaine, des États-Unis et du Qatar a été saluée par les deux pays comme un signe fort du soutien international à ce processus de paix encore fragile. Ces partenaires ont insisté sur l’importance de la coordination entre les efforts régionaux et internationaux afin de garantir une mise en œuvre harmonisée et durable.

Dans une communication publiée le même jour, le Département d’État a réaffirmé son appui à cette initiative régionale, soulignant la nécessité d’un dialogue continu pour tourner définitivement la page des tensions dans la région des Grands Lacs.

La RDC et le Rwanda ont exprimé leur reconnaissance envers les partenaires impliqués, saluant leur engagement dans la promotion d’un climat de confiance et d’une paix durable dans une région historiquement marquée par les conflits.

Par ailleurs, sans préciser de date, le président américain Donald Trump avait annoncé, depuis l’Écosse le dimanche 27 juillet, la tenue prochaine d’un sommet présidentiel entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Ce sommet vise à finaliser les dernières étapes de la mise en œuvre de l’accord de paix, négocié sous médiation américaine.

Silas MUNGINDA

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