Politique Agression rwandaise : le CICR réaffirme sa détermination à poursuivre une assistance vitale aux victimes
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Agression rwandaise : le CICR réaffirme sa détermination à poursuivre une assistance vitale aux victimes

Agression rwandaise : le CICR réaffirme sa détermination à poursuivre une assistance vitale aux victimes
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 5 MARS 2025 - 15:42 WAT · 2 min de lecture

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu mardi 4 mars une délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dirigée par Patrick Youssef, directeur régional pour l’Afrique. Cette rencontre a mis en lumière l’urgence de renforcer l’action humanitaire dans les zones affectées par les conflits, notamment celles sous le contrôle des troupes rwandaises et du M23/AFC.

Le CICR a réaffirmé sa détermination à fournir une assistance vitale aux victimes, en soulignant la nécessité de créer un couloir humanitaire vers les régions les plus touchées. « Il est naturel que pour le CICR, sa préoccupation primaire soit la situation humanitaire à l’est du Congo, à Goma, à Bukavu, à Ndocho, mais aussi à Beni et à Bunia », a déclaré Patrick Youssef.

Lors de cette entrevue, le CICR a également exprimé sa reconnaissance envers la Première Ministre pour son rôle crucial dans la facilitation des efforts de paix et d’assistance humanitaire. « Nous avons discuté de la manière d’acheminer des médicaments et des vivres dans ces régions pour répondre aux besoins croissants. Elle est d’un soutien certain pour l’action de la Croix-Rouge, » a-t-il poursuivi.

En séjour de travail à Kinshasa, l’Envoyé spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, Johan Borgstam, et la cheffe de l’exécutif congolais ont également abordé en profondeur les conséquences humanitaires dans l’est du pays, avant d’annoncer une aide de l’Union européenne (UE) à hauteur de 44 tonnes d’aide humanitaire destinée aux populations touchées par l’agression rwandaise dans l’est de la RDC.

Les conséquences humaines sont catastrophiques, provoquant le déplacement forcé de nombreuses familles et de graves violations des droits humains ainsi que du droit international humanitaire. L’impact de ces événements s’étend bien au-delà des provinces touchées, avec un risque élevé de tensions régionales qui soulèvent de nouveaux défis majeurs pour l’ensemble de l’effort humanitaire.

Silas MUNGINDA

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