Agression rwandaise : Mokgweetsi Masisi intégré au cercle restreint des cinq facilitateurs EAC-SADC pour la paix en RDC
L’ancien président botswanais Mokgweetsi Éric Masisi
AFP
Lors du sommet virtuel conjoint de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu ce mercredi 13 août, l’ancien président botswanais Mokgweetsi Éric Masisi a été officiellement coopté comme cinquième facilitateur du processus de paix dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il rejoint ainsi quatre autres figures politiques africaines de premier plan déjà investies de cette mission.
Selon la presse présidentielle, cette réunion s’inscrit dans la continuité du sommet du 1ᵉʳ août 2025 et avait pour objectif principal d’examiner les termes de référence du Groupe des cinq facilitateurs désignés par les deux organisations régionales.
Autour du président congolais Félix Tshisekedi, le sommet a réuni les chefs d’État de Zambie, du Rwanda, du Zimbabwe et du Kenya. L’Ouganda et le Burundi étaient représentés par leurs vice-présidents, tandis que l’Angola, Madagascar et la Somalie ont délégué leurs ministres des Affaires étrangères.
Pour rappel, le 24 mars dernier, les dirigeants de l’EAC et de la SADC avaient décidé d’accélérer les efforts diplomatiques en créant ce groupe de facilitateurs, à l’issue d’un sommet virtuel coprésidé par William Ruto, président du Kenya et de l’EAC, et Emmerson Mnangagwa, président du Zimbabwe et de la SADC. La situation sécuritaire à l’Est de la RDC, marquée par l’agression rwandaise, avait constitué le principal point à l’ordre du jour.
Mokgweetsi Éric Masisi rejoint ainsi un panel prestigieux composé de l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta, de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, de l’ancien président sud-africain Kgalema Motlanthe, de l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde et de l’ancienne présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza.
En mars dernier, les participants avaient également validé le rapport de la réunion ministérielle conjointe EAC-SADC, tenue le 17 mars à Harare, qui détaille les étapes vers un cessez-le-feu, la cessation des hostilités et la création d’un secrétariat de suivi chargé de veiller à la mise en œuvre des décisions.
Silas MUNGINDA