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Les cinq refus de la C64, opposés au pouvoir comme au mouvement armé

Changement de Constitution, troisième mandat, report des élections de 2028, prise de pouvoir par les armes, balkanisation : la déclaration de Rome résume la ligne de la coalition en cinq refus, et les adresse en termes identiques à Kinshasa et au front armé de Goma.

Les cinq refus de la C64, opposés au pouvoir comme au mouvement armé
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 27 OCTOBRE 2026 - 13:34 WAT · 3 min de lecture

Tout changement de Constitution. Tout troisième mandat. Tout report des élections prévues en 2028. Toute prise de pouvoir par les armes. Toute balkanisation du pays. La Coalition pour la défense de l’article 64 résume sa ligne en cinq refus, dans la déclaration de son présidium lue par Delly Sesanga à Rome le 27 octobre 2026.

La formule est destinée à s’appliquer aux deux camps en présence. La coalition écrit opposer « la même exigence constitutionnelle » au pouvoir et au mouvement armé.

Ce que la C64 reproche à la loi référendaire

Le texte réagit à l’adoption par l’Assemblée nationale, le 23 octobre, de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum, après nouvelle délibération.

La C64 soutient qu’une majorité parlementaire, quelle qu’elle soit, ne peut s’affranchir de la Constitution, et qu’une loi sur le référendum ne saurait contourner les verrous de l’article 220, en particulier ceux qui portent sur le nombre et la durée des mandats présidentiels.

« Une constitution n’a pas à être aimée ni désirée : elle doit être scrupuleusement respectée et appliquée », écrit le présidium.

La coalition ajoute qu’aucune ambition personnelle ni mission invoquée par Félix Tshisekedi et ses partisans ne justifie, selon elle, la confiscation du pouvoir ou la remise en cause de l’alternance.

La même phrase pour les armes

Le texte condamne dans les mêmes termes le recours aux armes pour conquérir le pouvoir et s’y installer. L’accès au pouvoir, son exercice et le maintien dans les fonctions doivent, écrit la coalition, respecter la Constitution et les lois de la République.

Cette symétrie est la réponse de la C64 à une question qui lui était posée depuis la prise de tête du Front pour la refondation de la nation par Joseph Kabila, le 12 octobre à Goma. Le porte-parole du gouvernement l’avait sommée de se prononcer.

L’échéance de 2028 comme point fixe

Le calendrier électoral est le point fixe de la déclaration. La coalition rejette tout report des élections prévues en 2028 et tout maintien au pouvoir par contournement des échéances constitutionnelles. Elle demande que le dialogue national qu’elle réclame contribue au respect de ces échéances.

La coalition réaffirme enfin son attachement à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, et salue la mobilisation du peuple congolais pour la défense de la Constitution et de l’alternance.

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B
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