Chancel Mbemba, le capitaine-muraille qui a éteint Ronaldo
Vingt-cinq touches pour Ronaldo, zéro tir cadré : derrière l'effacement de la star portugaise, il y a Chancel Mbemba et la muraille congolaise qu'il a orchestrée.
Chancel Mbemba, le capitaine-muraille qui a éteint Ronaldo
AFP
Il portait le brassard, et il a porté la défense. Face au Portugal, mercredi à Houston, Chancel Mbemba a livré l’un de ces matchs qui font les capitaines : un récital de placement, de duels gagnés et de sang-froid, au bout duquel l’une des stars les plus redoutées de la planète est sortie du terrain sans avoir existé.
Cristiano Ronaldo n’a touché le ballon que vingt-cinq fois sur l’ensemble de la rencontre, son plus faible total sur quatre-vingt-dix minutes en grand tournoi avec le Portugal. Trois tirs, aucun cadré, un seul duel remporté. Derrière ce néant, il y a un nom : celui de Mbemba et de la muraille congolaise qu’il a orchestrée, refusant à la Seleção le moindre espace dans la surface.
Recordman de sélections des Léopards, l’ancien d’Anderlecht, Newcastle et Marseille n’en est pas à son premier acte de bravoure. Mais tenir le Portugal de Ronaldo à 1-1, pour le retour de la RD Congo en Coupe du monde après cinquante-deux ans, restera comme l’une des nuits les plus abouties de sa carrière internationale. À la 32e minute, un carton jaune est venu rappeler l’intensité du combat ; le capitaine n’a rien lâché pour autant.
Sur la pelouse, ses partenaires ont reconnu la trempe du soir. « On a été vaillants face à une équipe meilleure que la nôtre », a résumé le buteur Yoane Wissa, avant d’ajouter : « Le plus important, c’est de continuer maintenant. » Le ton, posé, est celui d’un groupe que son capitaine a tenu d’un bout à l’autre. Prochain examen le 24 juin, face à la Colombie.