Justice Propos menaçants attribués à Fils Mukoko : Ngefa ordonne l’ouverture d’une enquête judiciaire
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Propos menaçants attribués à Fils Mukoko : Ngefa ordonne l’ouverture d’une enquête judiciaire

Dans son communiqué n° 0037 du 21 octobre, le ministre d’État, ministre de la Justice, dit avoir enjoint au procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête après la diffusion d’une vidéo attribuée à Fils Mukoko, évoquant une distribution d’armes et des menaces contre des ressortissants occidentaux.

Le ministre d'État, ministre en charge de la Jungle et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 21 OCTOBRE 2026 - 16:20 WAT · 3 min de lecture

Le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a enjoint au procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo attribuée à Fils Mukoko. L’annonce figure dans le communiqué n° 0037 du cabinet du ministre, publié mercredi 21 octobre à Kinshasa.

Le communiqué présente Fils Mukoko comme militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social. Le porte-parole du gouvernement l’avait identifié plus tôt dans la journée comme directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa.

Ce que visent les propos

Selon le ministère, les propos rapportés dans la vidéo feraient état d’une intention de procéder à la distribution d’armes dans des terrains de football, des églises et des universités, ainsi que de menaces visant des ressortissants occidentaux présents en République démocratique du Congo.

« La gravité de ces allégations justifie que les faits soient examinés avec diligence par les autorités judiciaires compétentes », indique le communiqué.

« La liberté d’expression ne saurait servir de prétexte à la menace »

« La liberté d’expression est constitutionnellement consacrée en République démocratique du Congo. Elle ne saurait cependant servir de prétexte à la menace, à l’intimidation ou à la mise en danger de la vie d’autrui. Dans un État de droit, toute allégation de cette gravité doit être vérifiée par la justice, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun », a déclaré Guillaume Ngefa Atondoko Andali.

Le Ministre d’État réaffirme la détermination du gouvernement à assurer la sécurité des personnes et des biens, à préserver l’ordre public et à garantir le respect de la légalité, dans le cadre des compétences respectives des institutions de la République.

Une troisième saisine le même jour

La décision du ministère de la Justice est la troisième réaction officielle enregistrée mercredi. Patrick Muyaya avait condamné des propos qu’il a qualifiés d’une horreur absolue et assuré les missions diplomatiques de leur protection, et le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication a prononcé un embargo médiatique de quatre-vingt-huit jours contre leur auteur présumé, qu’il a convoqué pour audition.

La séquence intervient alors que les relations entre Kinshasa et Bruxelles traversent une phase tendue. Le 15 octobre, une note circulaire du directeur de cabinet du président de la République a interdit aux membres du cabinet tout contact avec l’ambassade de Belgique.

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