Sécurité & Défense RDC : Muyaya condamne les appels à tuer des Belges et rassure les diplomates

RDC : Muyaya condamne les appels à tuer des Belges et rassure les diplomates

Patrick Muyaya, porte parole du gouvernement congolais lors du briefing presse du jeudi 24 Avril 2025 à la RTNC1
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 21 OCTOBRE 2026 - 15:17 WAT · 3 min de lecture

Le gouvernement congolais a fermement condamné, mercredi 21 octobre 2026, les propos attribués à Fils Mukoko, directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN), qui aurait appelé à prendre les armes pour « liquider » des ressortissants occidentaux, particulièrement des Belges vivant en République démocratique du Congo. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a dénoncé ces déclarations, tandis que le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a annoncé un embargo médiatique de 88 jours contre leur auteur présumé.

Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, Patrick Muyaya a qualifié les propos incriminés d’inacceptables, précisant qu’ils ne reflètent en rien la position des autorités congolaises.

« Nous condamnons de manière la plus ferme les propos tenus par Fils Mukoko. Ils sont d’une horreur absolue et n’engagent nullement le Gouvernement ni aucune autre institution », a-t-il déclaré.

Le ministre de la Communication et Médias a indiqué que les services compétents ont été saisis pour examiner les suites à donner à cette affaire. Il a notamment cité le CSAC, l’Hôtel de ville de Kinshasa et d’autres services concernés.

Patrick Muyaya a rappelé que le gouvernement ne tolère aucune incitation à la violence contre les ressortissants étrangers. Il a également mis en garde contre les conséquences de tels discours sur les relations entre la RDC et ses partenaires internationaux.

« Inciter la population à de tels actes, c’est tomber dans le piège de l’ennemi et compromettre les efforts déployés par le Président de la République, le Gouvernement et nos partenaires, y compris la Belgique, pour le retour de la paix dans les parties du pays sous occupation », a-t-il averti.

Cette condamnation intervient alors que Kinshasa poursuit ses démarches diplomatiques pour obtenir la fin des violences dans l’est du pays, avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux.

En réaction aux déclarations attribuées à Fils Mukoko, le CSAC a annoncé un embargo médiatique de 88 jours à son encontre.

La décision a été prise à l’issue d’une réunion d’urgence du Bureau du Conseil, présidée mercredi 21 octobre par Christian Bosembe.

L’organe de régulation estime que les propos incriminés violent les dispositions légales en vigueur et sont contraires aux valeurs fondamentales de la République. Il a également demandé au directeur général adjoint de la RASKIN de se présenter en urgence à son siège pour une audition.

Par ailleurs, Patrick Muyaya a assuré les missions diplomatiques accréditées en RDC que les autorités veillent à leur protection et au respect de l’inviolabilité de leurs locaux.

« Nous tenons aussi à rassurer toutes les missions diplomatiques ainsi que leur personnel que toutes les dispositions sont prises pour garantir leur sécurité et l’inviolabilité de leurs sièges », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement a enfin prévenu que les auteurs d’appels à la violence s’exposent aux sanctions prévues par la loi.

« Tous ceux qui tomberont dans l’extrémisme seront exposés à la rigueur de la loi », a conclu Patrick Muyaya.

Christian T. ÉZÉCHIEL

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