Mines & Ressources Contrat sino-congolais : la RDC lance l’évaluation pour rééquilibrer la balance

Contrat sino-congolais : la RDC lance l’évaluation pour rééquilibrer la balance

Contrat sino-congolais : la RDC lance l’évaluation pour rééquilibrer la balance
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 22 JUILLET 2026 - 10:21 WAT · 3 min de lecture

Le directeur de cabinet du président de la République, Anthony Nkinzo a présidé, le 21 juillet, une réunion consacrée à l’évaluation du contrat sino-congolais, plus connu sous l’appellation de partenariat « infrastructures contre mines ». Cette rencontre a permis de définir les modalités d’une évaluation approfondie des engagements des différentes parties. Les travaux débuteront le 23 juillet et se poursuivront jusqu’à la mi-août.

Selon la Présidence de la République, cette session est organisée en application de l’article 18 de la Convention de collaboration et de l’article 1er de l’avenant n° 5 signé en 2024. Elle a réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans l’exécution du contrat, notamment les représentants de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi de la Convention de collaboration (APCSC), de la Gécamines, de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), de la Primature ainsi que des ministères des Finances, des Infrastructures et des Mines.

Cette première réunion a essentiellement permis d’arrêter la méthodologie qui guidera l’évaluation des projets réalisés dans le cadre de ce partenariat entre la République démocratique du Congo et les entreprises chinoises.

Prenant la parole à l’issue des échanges, le directeur général de l’APCSC a rappelé que le contrat sino-congolais a contribué à la réalisation de plusieurs infrastructures majeures, notamment la rocade de Kinshasa, la Route nationale n° 1 (RN1), la route Kalamba-Mbuji et plusieurs autres ouvrages structurants.

Il a souligné que cet exercice, prévu de manière périodique, permettra aux différentes parties d’évaluer les progrès accomplis, d’identifier les difficultés rencontrées dans l’exécution des projets et de dégager des pistes d’amélioration.

« Le contrat sino-congolais est à l’origine de plusieurs infrastructures majeures, notamment la rocade de Kinshasa, la Route nationale n° 1 (RN1), la route Kalamba-Mbuji et plusieurs autres ouvrages », a-t-il déclaré.

La délégation chinoise, également présente à cette réunion, a salué le lancement de cette évaluation. Selon elle, cet exercice permettra de faire le point sur les contributions de chaque partie, de mettre en évidence les résultats déjà obtenus au profit de la RDC, mais aussi d’identifier les principaux défis restant à relever afin d’assurer la pleine exécution du partenariat.

Signé en 2008 entre la RDC et la Chine, le contrat sino-congolais repose sur un échange entre l’exploitation de gisements de cuivre et de cobalt par la Sicomines et la réalisation d’infrastructures en RDC. Longtemps critiqué pour son déséquilibre, il a été renégocié en mars 2024 à travers un cinquième avenant, portant les investissements en infrastructures à 7 milliards de dollars et garantissant un décaissement annuel d’au moins 324 millions de dollars en faveur de la RDC.

Malgré ces ajustements, des organisations de la société civile continuent de s’interroger sur les retombées concrètes du partenariat. Parallèlement, l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC) a lancé un audit technique et financier couvrant la période 2008-2024 afin d’évaluer l’exécution du contrat et d’en renforcer la transparence.

Silas MUNGINDA

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