COP30 au Brésil : la RDC veut faire entendre la voix du Bassin du Congo, deuxième poumon de la planète
COP30 au Brésil : la RDC veut faire entendre la voix du Bassin du Congo, deuxième poumon de la planète
AFP
À l’approche de la COP30, prévue en 2025 à Belém, au cœur de l’Amazonie, la République démocratique du Congo (RDC) rappelle que le Bassin du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, considérée comme le 2ᵉ poumon de la planète après l’Amazonie. Cette forêt joue un rôle vital : elle influence le climat mondial et les précipitations en Afrique et au-delà. À travers la campagne «Bolamu Ya Zamba», Kinshasa entend mettre en lumière cette richesse écologique encore trop méconnue, essentielle dans la lutte contre le changement climatique.
«Alors que le monde se tourne vers la COP30 au Brésil et l’Amazonie, n’oublions pas le 2e poumon vert de le planète: le Bassin du Congo! Notre campagne #BolamuYaZamba mettra en avant le role de cette foret, souvent méconnue, dans la lutte contre le changement climatique… Le bassin du Congo abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, considérée comme le 2ᵉ poumon de la planète, juste après l’Amazonie. Elle influence le climat mondial ainsi que les précipitations en Afrique et au-delà. #BolamuYaZamba», indique l’ambassade britannique en République démocratique du Congo à travers son compte X (anciennement Twitter).
La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange, a réaffirmé, jeudi 18 septembre, lors d’une rencontre avec le Groupe inter-bailleurs pour l’Environnement (GIBEC), la volonté de son pays de se positionner comme un « pays solution » et un acteur incontournable des négociations climatiques.
Malgré les récents remaniements ministériels, le gouvernement congolais assure la continuité de ses préparatifs. Mme Nyange a détaillé les initiatives en cours, dont le lancement imminent du programme « La Forêt, c’est nous », présenté comme un projet phare pour une gestion durable des forêts congolaises. Ce plan s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi, qui appelle à transformer les engagements en actions concrètes.
Des discussions bilatérales ont été ouvertes avec le Brésil autour de la COP30 et du fonds TFFF. La ministre a également mis en avant le rôle de l’Autorité de régulation du marché carbone (ARMCA), créée pour faire de la RDC un futur leader sur ce marché stratégique. Kinshasa prévoit aussi de renforcer sa coopération, notamment avec la Norvège, dans le domaine de la préservation des forêts.
Sur le plan diplomatique, la RDC finalise la révision de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN), qui sera soumise avant la COP30. La nouvelle politique forestière, actuellement en consultation, devrait être adoptée dans les prochains mois.
Concernant les 52 nouveaux blocs pétroliers, Mme Nyange a souligné la nécessité de garantir des compensations justes et équitables, afin que l’exploitation éventuelle de ces ressources profite à la fois aux populations congolaises et à la communauté internationale.
« La RDC se présentera à Belém en tant que pays solution et leader », a conclu la ministre, appelant à une reconnaissance internationale du rôle du Bassin du Congo et à une justice climatique partagée.
Gloire MALUMBA
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