Politique Dialogue national : l’ODEP salue l’initiative de Tshisekedi et propose une commission indépendante
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Dialogue national : l’ODEP salue l’initiative de Tshisekedi et propose une commission indépendante

Dialogue national : l’ODEP salue l’initiative de Tshisekedi et propose une commission indépendante
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 8 SEPTEMBRE 2026 - 21:31 WAT · 3 min de lecture

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) salue l’orientation du président Félix Tshisekedi en faveur d’un dialogue fondé sur la participation populaire, tout en plaidant pour un processus « inclusif, représentatif » et ouvert à l’ensemble des acteurs concernés par la crise congolaise.

Dans un communiqué publié ce mardi 8 septembre 2026 à Kinshasa, l’ODEP estime que la participation populaire constitue un élément essentiel dans la recherche d’une paix durable en République démocratique du Congo. Il appelle toutefois à traduire cette orientation présidentielle par un mécanisme « crédible, transparent et inclusif », impliquant les différentes forces vives du pays.

L’ODEP condamne le recours aux armes, à la rébellion et à la violence comme moyens de conquête du pouvoir ou d’expression politique. L’organisation considère néanmoins qu’une réponse exclusivement militaire ne suffit pas à résoudre les crises structurelles auxquelles fait face la RDC.

« Pour qu’un dialogue national produise des solutions pérennes, il doit impérativement s’ouvrir à l’ensemble des acteurs directement concernés, sans exclusive ni marginalisation », soutient l’Observatoire. Selon lui, une inclusivité totale ne signifie pas légitimer la violence, mais devrait permettre de s’attaquer aux causes profondes des conflits et de favoriser une véritable réconciliation nationale.

Pour garantir la confiance entre les différentes parties, l’ODEP propose que la conduite opérationnelle du dialogue soit confiée à une commission nationale indépendante, autonome et représentative, composée d’experts congolais. Le président de la République conserverait, pour sa part, son rôle de garant institutionnel.

L’ODEP souhaite une représentation élargie comprenant notamment la majorité, l’opposition, la société civile, les organisations communautaires de base, les universités, les entreprises publiques, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ainsi que différentes composantes de l’administration publique.

Il propose également d’intégrer pleinement les Congolais vivant à l’étranger en considérant la diaspora comme une « 27ᵉ province » partie prenante au dialogue. Chaque pays abritant une communauté congolaise organisée serait alors assimilé à un territoire de cette province, afin de recueillir les préoccupations et contributions de la diaspora.

Concernant les conditions du dialogue, l’Observatoire de la Dépense Publique estime que les discussions préparatoires devront notamment déterminer les participants, les critères de représentativité ainsi que l’agenda du processus, à inscrire dans les termes de référence.

L’ODEP considère par ailleurs que certaines orientations annoncées par Félix Tshisekedi dans son discours ne devraient pas être considérées comme définitivement arrêtées. Selon l’organisation, elles devraient être examinées par la commission nationale préparatoire afin d’évaluer leur conformité avec les objectifs d’un dialogue « inclusif, équitable et consensuel ».

S’adressant particulièrement aux acteurs armés, l’ODEP les appelle à renoncer définitivement à la violence et à privilégier une solution politique négociée. L’organisation invite également la classe politique, la société civile et la population à s’impliquer dans le processus en privilégiant l’intérêt général, la cohésion sociale et le rejet des discours de haine et de division.

Rédaction

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B
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