Rentrée scolaire : Suminwa réclame l’état d’exécution des engagements sociaux
Au Conseil des ministres du 14 août, la Première ministre conditionne la rentrée scolaire à un état des lieux des engagements pris envers les partenaires sociaux, et lance les panels de redevabilité.
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka et la ministre de l'Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, côte à côte, servent des repas aux élèves dans une école à Kalemie. Photo sous droits réservés.
AFP
La Première ministre, Judith Suminwa est intervenue au Conseil des ministres du 14 août pour poser une condition à la rentrée scolaire 2026. Avant de promettre une rentrée apaisée sur toute l’étendue du territoire, elle réclame un inventaire : « souligne la nécessité de faire un état des lieux rigoureux des engagements pris envers nos partenaires sociaux ».
Quatre secteurs sont visés : l’Administration publique, l’Éducation nationale, la Santé publique et l’Enseignement supérieur. Six membres du gouvernement sont chargés de la mise à jour, chacun pour ce qui le concerne : le vice-Premier ministre au Budget, celui de la Fonction publique, la ministre d’État à l’Éducation nationale, le ministre des Finances, celui de la Santé publique et la ministre de l’Enseignement supérieur. Ils doivent établir « le niveau d’exécution de tous les engagements avec ces partenaires sociaux », en prévision d’une réunion que la cheffe du gouvernement tiendra « dans les jours qui viennent ». Aucune date n’est fixée.
La formule dit ce qu’elle dit. Douze mois après la nomination du gouvernement, le niveau d’exécution des engagements pris avec les syndicats n’est pas connu de façon consolidée. C’est cette mise à jour qui permettra, selon le compte rendu, « d’identifier les contraintes opérationnelles ou financières afin de proposer des arbitrages stratégiques ».
Une reddition de comptes qui réclame des chiffres
La seconde partie de l’intervention porte sur le bilan. La Première ministre a évoqué l’impératif de redevabilité douze mois après la nomination du gouvernement Suminwa 2. « Au cours de cette période, des réformes courageuses ont été engagées et des actions concrètes ont été posées dans l’ensemble de nos secteurs respectifs. Le moment est venu d’en rendre compte à nos concitoyens, dans un exercice de transparence et de redevabilité destiné à renforcer le lien de confiance avec la Nation », a-t-elle déclaré.
Le dispositif retenu s’appelle « Panels de Redevabilité : Un an d’action du Gouvernement SUMINWA II ». Il se déploiera sur trois volets, national, international et numérique. Chaque membre du gouvernement doit instruire sa cellule de communication de préparer des argumentaires « privilégiant les résultats, les données chiffrées et les preuves de l’impact de nos politiques publiques ». Les canevas seront transmis au ministère de la Communication, chargé d’assurer « la coordination, l’harmonisation et la cohérence éditoriale ».
Deux demandes de chiffres sortent donc de la même séance, et elles ne visent pas le même destinataire. La première, adressée à six ministres, doit dire à la cheffe du gouvernement où en sont les promesses faites aux enseignants, aux médecins et aux fonctionnaires. La seconde, adressée à tout le gouvernement, doit dire au pays ce qui a été fait en un an. La première conditionne la crédibilité de la seconde. Le même Conseil a par ailleurs constaté que 8,3 milliards de dollars de financements extérieurs restaient non décaissés.
Reste le calendrier. La rentrée scolaire 2026-2027 approche, la réunion avec les partenaires sociaux n’a pas de date, et les panels de redevabilité non plus. Ce sont les deux échéances que ce compte rendu laisse ouvertes.
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