Politique Embrouilles sans fin au Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba
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Embrouilles sans fin au Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba

Une querelle sans fin s'est installée au Mécanisme National de Suivi de l'Accord-cadre d'Addis-Abeba, depuis départ l'année dernière de l'opposant François Muamba et l'arrivée d'un proche du président en remplacement. 

Embrouilles sans fin au Mécanisme National de Suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 14 AVRIL 2017 - 15:26 WAT · 3 min de lecture

Nommé le 10 octobre 2016 en remplacement de François Muamba retourné dans les rangs de l’opposition, après un rapprochement de plusieurs années avec Joseph Kabila, le Général Denis Kalume a procédé unilatéralement le 13 octobre 2016 à une suspension des activités du Mécanisme National de Suivi, accusant l’intérimaire Léon Engulu d’avoir organisé une « anarchie » et une « pléthore » des effectifs.

Dans la foulée, le général Kalume a écarté les agents recrutés par l’intérimaire Léon Engulu et, d’après ces agents, refuse de les payer depuis 7 mois, après avoir procédé à son propre recrutement, composé en grande partie de militaires et de policiers.

Des sources concordantes,  Léon Engulu se dit «physiquement empêché d’accéder à son bureau et chassé par Denis Kalume», le Mécanisme National de Suivi ayant été «transformé en camp militaire », estime-t-il.

Le 16 mars 2017 Denis Kalume a en effet lancé une «Ouverture d’action disciplinaire »  contre le Coordonnateur adjoint Léon Engulu dit III qu’il accuse de « désertion », invoquant le règlement intérieur de la présidence de la République. »Le Mécanisme National de Suivi ne fait pas partie de la Présidence de la République et n’est pas placé sous l’autorité du Directeur de Cabinet du Président, ni ne saurait fonctionner avec le règlement intérieur de ce Cabinet. Le Mécanisme National de Suivi est rattaché à l’institution Président de la République et non à la Présidence et doit normalement avoir son propre règlement intérieur adopté par le Comité de Pilotage », rétorque pour sa part M. Engulu.

Selon lui l’ouverture d’une action disciplinaire contre sa personne « exprime une profonde méconnaissance de la nature et du fonctionnement du Mécanisme National de Suivi »

«On n’engage pas d’actions disciplinaires contre une personnalité de rang ministériel par un collègue, c’est une aberration qui trahi une très faible compréhension des procédures administratives». dit-il.

«Eeul le Président de la République, autorité de nomination, dispose d’un tel pouvoir», ajoute-t-il.

Ancien Ministre de l’Intérieur, le Général Denis Kalume Numbi a été choisit pour remplacer l’opposant François Muamba de son poste vacant du  Coordonnateur du Mécanisme National de Suivi (MNS)  et de Supervision de la mise en oeuvre des engagements nationaux de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération. L’ancien Secrétaire François Muamba a démissionné de son poste dans une lettre adressée au Président de la République le 14 juillet dernier, affirmant que le président Joseph Kabila n’a pas respecté certains « passages » de l’accord, notamment sur la démocratisation.

Olivier Engulu III qui assumait l’intérim n’a pas été promu comme s’y attendaient . Il paie sans doute le prix de son indépendance et de sa liberté de parole. Ajouté à cela, sa récente séparation avec le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda qui son patron aux et autorité morale au parti, n’ont pas favorisé sa promotion.

M. Engulu a déploré, dans une lettre du 10 septembre dernier, « ne pas avoir été repris au titre d’Observateur » du Dialogue politique qui s’est ouvert depuis le 1er septembre à Kinshasa.

 

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B
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