En Iran, Ève Bazaiba porte la voix de la RDC à la conférence internationale de lutte contre les tempêtes de sable
En Iran, Ève Bazaiba porte la voix de la RDC à la conférence internationale de lutte contre les tempêtes de sable
AFP
La ville de Téhéran, en Iran, a abrité du 09 au 10 septembre, la conférence internationale sur la lutte contre les tempêtes de sable et des poussières. Parmi les pays participants, la RDC a été représentée par la ministre de l’Environnement et Développement Durable, Ève Bazaiba.
Portant la voix de son pays, du haut de la tribune de cette conférence internationale, Bazaiba a estimé que la muraille verte dans la région en plantant les arbres, constitue l’une des solutions à même de résoudre le fléau lié aux tempêtes de sable et des poussières. La muraille verte est un programme phare du continent africain pour combattre les changements climatiques et la désertification et lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté.
« Nous sommes convaincus que la muraille verte de la région, en plantant les arbres, constitue la réponse basée sur la nature pour lutter contre ces phénomènes. Pour ce faire, la RDC est disposée à participer à tous ces programmes en tant que membre des Nations-Unies et pays solution à la lutte contre le changement climatique. La RDC appelle avec insistance, tous les pays responsables de la pollution ayant pris des engagements de participer avec 100 milliards de dollars américains par an, de respecter cette résolution. Nous n’avons plus de temps à perdre car les pertes et dommages sont énormes et cela va de la vie de toute l’humanité », a souligné Ève Bazaiba, dans son discours.
Par la même occasion, la ministre de l’Environnement a indiqué que la RDC au sein du Bassin du Congo, est « victime du
réchauffement de la planète mais elle n’en est pas responsable à travers sa faible industrialisation ». Par contre, grâce à ses potentiels environnementaux énormes, la RDC est reconnue aujourd’hui comme « Pays-solution » face à la lutte contre la pollution mondiale.
« La RDC renferme tous les minerais stratégiques qui soutiennent la transition énergétique notamment la fabrication des véhicules électriques. Mon pays mérite l’attention du monde car il joue un rôle important pour la sauvegarde de l’humanité », a-t-elle plaidé.
Pour rappel, la République Démocratique du Congo a un couvert forestier de :
- 155 millions d’hectares des forêts tropicales humides qui représentent 62% des forêts du Bassin du Congo, l’un des poumons de la planète, qui absorbe plus de 24 giga tonnes de pollution par an, représentant 3 à 5 ans des émissions de CO2 dans le monde,
- 105 milles kilomètres carrés de tourbières qui représentent 31.000 giga tonnes de CO2, représentant 5 à 7 ans de pollution mondiale ; 52% des eaux douces d’Afrique et 10% du monde.
Serge SINDANI

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