Politique Les Etats-Unis se disent « profondément préoccupés » par le risque « d’agitation et de violence » en RDC
CENCO

Les Etats-Unis se disent « profondément préoccupés » par le risque « d’agitation et de violence » en RDC

Dans un communiqué publié vendredi 16, à quelques heures de la fin du mandat du président Kabila, le 19 décembre, les Etats-Unis s'inquiètent de la situation en RDC.

Les Etats-Unis se disent « profondément préoccupés » par le risque « d’agitation et de violence » en RDC
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 17 DÉCEMBRE 2016 - 02:58 WAT · 3 min de lecture

« Le gouvernement et l’opposition doivent coopérer pleinement et de bonne foi avec la Conférence des évêques catholiques de la RDC (CENCO) afin de finaliser le plus tôt possible un accord inclusif sur la tenue des élections, le format d’un gouvernement intérimaire et le transfert pacifique de pouvoir« , indique le Département d’Etat américain dans un message relayé par la Voix de l’Amérique.

Washington fait cette déclaration au moment où les négociations conduites par des évêques catholiques se retrouvent devant une impasse sur la question de l’avenir politique de président Joseph Kabila et de l’étendue des pouvoirs devant être les siens pendant la transition. Les divergences subsistent sur ces points à trois jours du 19 décembre, date de la fin du dernier mandat du Président .

« Nous exhortons en outre le gouvernement de la RDC et les partis d’opposition à s’abstenir de toute action ou déclaration susceptible d’inciter à la violence ou à des activités illégales dans les jours et les semaines à venir« , indique un porte-parole du département d’Etat, Mark Toner.

Les États-Unis se disent, selon le département d’Etat, profondément préoccupés par le risque d’agitation et de violence en République démocratique du Congo (RDC) à l’approche de cette date du 19 décembre.

Dans la déclaration, les autorités américaines demandent au gouvernement congolais de respecter le droit de réunion pacifique. Elles rappellent que la répression violente des manifestations ou rassemblements pacifiques, ou la violence de l’opposition, sont incompatibles avec les normes démocratiques et la primauté du droit.

Pour Washington, le gouvernement de la RDC doit respecter les droits de l’homme. « Ceux qui dirigent les forces de sécurité de la RDC sont responsables de la conduite de leurs officiers et du personnel et doivent veiller à ce que leurs actions restent conformes à l’état de droit. De même, nous appelons tous les leaders de l’opposition et de la société civile qui auront l’intention d’organiser des manifestations à prendre toutes les mesures possibles afin que les participants restent non violents« , indique la déclaration du département d’Etat. « Les individus qui se livrent à la répression ou qui commettent une violence illégale doivent être tenus responsables« , souligne le texte.

« En ce moment crucial de l’histoire du Congo, nous appelons les dirigeants des partis d’opposition, les représentants de la société civile, les responsables de la coalition au pouvoir et les dirigeants du gouvernement de la RDC à renouveler leur engagement en faveur de la non-violence et à redoubler d’efforts pour parvenir à un accord inclusif« , souligne la déclaration.

Avec VOA Afrique.

 


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