Attaques de l’aéroport de Bangoka : le député Laddy Yangotikala dénonce une « insulte à la mémoire » et exige la sanctuarisation de Kisangani
L’aéroport international de Bangoka à Kisangani a été la cible des nouvelles attaques dimanche 24 mai menées par des drones kamikazes, attribuées à la coalition rebelle de l’AFC-M23, soutenue par Kigali. Ces offensives ont été déjouées par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), mais l’incident a provoqué une onde de choc
Attaques de l’aéroport de Bangoka : le député Laddy Yangotikala dénonce une « insulte à la mémoire » et exige la sanctuarisation de Kisangani
AFP
L’aéroport international de Bangoka à Kisangani a été la cible des nouvelles attaques dimanche 24 mai menées par des drones kamikazes, attribuées à la coalition rebelle de l’AFC-M23, soutenue par Kigali. Ces offensives ont été déjouées par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), mais l’incident a provoqué une onde de choc dans toute la province de la Tshopo.
Alors que la ville se prépare à commémorer la tragédie de la Guerre de Six Jours, entre les forces armées rwandaise et ougandaise en juin 2000, cette attaque est perçue par les autorités locales comme une véritable profanation.
Dr Laddy Yangotikala, député national élu de Kisangani, n’a pas mâché ses mots pour condamner ce qu’il qualifie de « barbarie ». Pour lui, le choix de la cible et du moment n’est pas le fruit du hasard.
« Cette lâche provocation est une insulte directe à la mémoire de nos martyrs. Le même bourreau qui a meurtri notre ville par le passé tente, par ces manœuvres, de replonger Kisangani dans le chaos. », écrit Yangotikala sur X.
Ainsi, face à la persistance de la menace, le député national Dr Laddy Yangotikala lance un appel aux autorités centrales. Il insiste sur l’urgence de « sanctuariser » l’espace aérien de la capitale de la Tshopo pour garantir la sécurité des populations et des infrastructures critiques.
Il interpelle également la communauté internationale, appelant à une rupture avec ce qu’il considère comme une « hypocrisie » persistante face aux agressions répétées contre la RDC. Il qualifie ces attaques de drones de « crimes de guerre » qui ne sauraient rester sans réponse ferme.
« J’encourage mes sœurs et frères Boyomais à rester debout, vigilants et soudés derrière nos FARDC. Kisangani est une ville historique, une ville résiliente. Nous ne fléchirons pas face à ces tentatives de déstabilisation. », a-t-il ajouté.
Notons que la situation reste sous haute surveillance à Bangboka, alors que les forces de défense et de sécurité maintiennent un niveau d’alerte maximal pour prévenir toute nouvelle incursion. Le Chef d’état-major Général des Forces armées FARDC, le Lieutenant-Général Jules Banza a rassuré mardi au Gouverneur de la Tshopo que des dispositions renforcées ont été prises pour protéger l’aéroport international de Bangoka, récemment attaqué par des missiles.
Avant cet entretien avec le gouverneur, le lieutenant-général Jules Banza a visité les hangars ainsi que les vecteurs aériens ayant subi, dimanche 24 mai dernier, une tentative de sabotage. Le chef d’Etat-major général des FARDC a également souligné que des enquêtes sont en cours, afin d’identifier les collaborateurs des ennemis de la paix.
Serge SINDANI
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