Éducation & Formation Examen d’État 2025 : 3.165 centres alignés, dont 13 à l’étranger, pour une session sous le signe de l’innovation

Examen d’État 2025 : 3.165 centres alignés, dont 13 à l’étranger, pour une session sous le signe de l’innovation

Ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa MALU entourée des membres de son cabinet et du ministère devant les S-Note Manager et de l’Intelligence Artificielle au service des correcteurs. Crédit photo ministère de l’ÉDU-NC.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 27 JUILLET 2025 - 21:27 WAT · 2 min de lecture

L’annonce a été faite ce dimanche 27 juillet à Kinshasa par la ministre de tutelle, Raïssa Malu, qui a salué l’aboutissement d’un processus complexe, malgré les défis sécuritaires persistants dans certaines zones du pays, notamment dans le Nord-Est et le territoire de Kwamouth (Mai-Ndombe).

«Malgré les défis passés et l’insécurité persistante, notre détermination à garantir l’accès à l’éducation reste inébranlable. Grâce à la résilience de notre peuple et à l’engagement de l’Inspection Générale, nous avons pu organiser cette session dans des conditions acceptables », a déclaré la ministre.

Une session marquée par des avancées technologiques

Soucieuse de renforcer la crédibilité et la transparence du système éducatif congolais, Raïssa Malu a également mis en lumière les innovations techniques introduites cette année : numérisation des inscriptions, décentralisation de la correction, diplômes infalsifiables via la blockchain, et utilisation de l’IA grâce à l’outil S-Note Manager.

«Ma priorité est d’assurer l’équité pour chaque élève et de crédibiliser notre système éducatif, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Nous opérons une véritable transformation numérique de l’Examen d’État en RDC », a-t-elle souligné.

Participation record et bond de la parité

La session 2025 enregistre une hausse significative du nombre de candidats, avec 117.054 inscrits de plus qu’en 2024, soit une progression de 12,1 %. Parmi eux, 57.156 filles supplémentaires, ce qui représente une augmentation de 14 % de la participation féminine.

Les provinces éducatives les plus représentées sont :

Haut-Katanga : 94.670 candidats

Kinshasa-Lukunga : 43.327 candidats

Kinshasa-Tshangu : 41.956 candidats

Quant à la parité filles-garçons, elle progresse également, avec l’Ituri en tête (51,7 % de filles), suivie de Kinshasa-Mont Amba et Kinshasa-Lukunga (51,5 % chacune).

La ministre a conclu en annonçant un renforcement des réformes pour l’année scolaire prochaine, avec un accent mis sur la qualité de l’enseignement, l’actualisation des programmes et l’adoption d’approches pédagogiques innovantes.

«Nous bâtissons un système éducatif plus solide et plus crédible, à la hauteur des ambitions de notre jeunesse », a-t-elle conclu.

Albert Einstein M.

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