Accueil de migrants américains déboutés : Tshisekedi évoque un « service entre partenaires »
Interrogé sur la présence de migrants en provenance des États-Unis sur le sol congolais, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a tenu à dédramatiser la situation. Loin d’un accord migratoire complexe, il décrit une simple réponse à une sollicitation de son principal allié stratégique. « Suite à un accord que nous avons passé avec le
Accueil de migrants américains déboutés : Tshisekedi évoque un « service entre partenaires »
AFP
Interrogé sur la présence de migrants en provenance des États-Unis sur le sol congolais, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a tenu à dédramatiser la situation. Loin d’un accord migratoire complexe, il décrit une simple réponse à une sollicitation de son principal allié stratégique.
« Suite à un accord que nous avons passé avec le partenaire américain — j’insiste sur le terme partenaire, puisque entre partenaires on se rend des services —, il s’agit ici d’un simple service que le partenaire nous a demandé, en nous priant d’héberger les individus qui ont demandé l’asile aux États-Unis et qui ont été déboutés de ce droit d’asile. Et donc, nous l’avons accepté amicalement, tout simplement parce que c’était ce que les Américains voulaient », a-t-il poursuivi.
Pour le président congolais, l’accueil de ces individus dont la demande d’asile a été rejetée par l’administration américaine s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale, aussi, a-t-il indiqué, en politique internationale, les petits gestes entretiennent les grandes alliances.
Conditions de sécurité et de liberté
Conscient des préoccupations liées à la sécurité et aux droits de l’homme, Félix Tshisekedi a précisé que cet accord ne s’est pas fait sans garanties. Kinshasa a imposé des conditions sine qua non :
« La première condition que nous avons posée est que ce ne soient pas des bad boys, c’est-à-dire des individus dangereux ; la deuxième condition est qu’ils ne viennent pas ici comme des détenus. Donc, nous avons entamé un processus qui fera que ces individus seront libres de quitter la RDC à tout moment, dès qu’ils le décideront. Aucun sou ne sortira du Trésor congolais pour les accompagner dans leur pays d’origine », a-t-il déclaré.
Enfin, face aux interrogations sur le financement de cette opération, le Président s’est voulu catégorique : « Aucun sou ne sortira du Trésor public congolais » pour la prise en charge ou le rapatriement de ces personnes vers leur pays d’origine. Une manière de rassurer l’opinion publique sur la gestion des finances de l’État dans ce dossier délicat.
La décision de Kinshasa d’accueillir des migrants en provenance de pays tiers s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu avec Washington. Présenté comme temporaire et financé par les États-Unis, ce dispositif prévoit que la capitale congolaise serve de zone de transit. Les migrants, munis d’un titre de court séjour, sont ensuite censés regagner leurs pays d’origine.
Silas MUNGINDA
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