Politique Festival mondial de la musique et du tourisme : une vitrine pour redorer l’image de la RDC, selon D. M’Pambia
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Festival mondial de la musique et du tourisme : une vitrine pour redorer l’image de la RDC, selon D. M’Pambia

Yolande Elebe et Didier M’pambia respectivement ministre de la culture et du tourisme. PHOTO DROITS TIERS.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 16 MAI 2025 - 08:38 WAT · 3 min de lecture

À deux mois de la tenue du Festival mondial de la musique et du tourisme prévu du 16 au 18 juillet 2025 à Kinshasa, le ministre du Tourisme, Didier M’Pambia, et sa collègue de la Culture et des Arts, Yollande Elebe, ont animé une conférence de presse, ce jeudi 15 mai, pour présenter les grandes lignes  de cet événement. 

Dans son intervention, Didier M’Pambia a rappelé que cet événement, voulu par les autorités congolaises a pour objectif de  repositionner la RD-Congo comme une destination culturelle et touristique, mais aussi comme une puissance de soft power en Afrique. Pour ce faire, il  compte s’appuyer sur ce festival pour revaloriser l’image de la RDC à travers ses richesses culturelles et touristiques. 

« Cette activité mondiale de la musique et du tourisme ambitionne d’être une vitrine qui va contribuer à la construction de l’image positive de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré. 

« L’organisation du festival découle de la vision du chef de l’État […] afin de faire du tourisme l’un des secteurs phares de notre diversification économique tout en restaurant le leadership régional et continental de ce géant au cœur de l’Afrique », a-t-il poursuivi un peu plus loin dans son intervention.

Le ministre a dénoncé la focalisation médiatique sur les zones en crise, en particulier les trois provinces de l’Est, qui selon lui ne devraient pas résumer la réalité d’un pays aussi vaste et diversifié. 

« Il est important que le monde arrête de regarder la RDC à travers le prisme de trois provinces qui traversent une crise que nous espérons arrivée à son échéance », a-t-il martelé. 

Didier M’Pambia a également lancé un appel aux médias congolais pour qu’ils deviennent les artisans d’une image plus juste et valorisante du pays. 

« Arrêtons de véhiculer l’image négative. Commençons dès aujourd’hui à fabriquer des images positives pour déconstruire la tour des narratifs négatifs », a exhorté le ministre du tourisme.

Pour le gouvernement congolais, ce festival s’inscrit dans la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait du tourisme un levier stratégique de diversification économique. 

Outre l’aspect promotionnel, l’événement vise à mettre en valeur ce que Didier M’Pambia qualifie de « puissants soft power » de la RDC par  sa culture, sa musique, sa diversité ethnique et ses paysages spectaculaires. Il ambitionne également de renforcer la coopération intercontinentale par le biais du dialogue interculturel et de faire du tourisme un vecteur de paix et de croissance inclusive.

Le ministre a, en outre, rappelé que dans plusieurs pays, les festivals culturels ont généré d’importantes retombées économiques. 

« Comme on a déjà vu dans plusieurs pays entre autres le carnaval de Rio, le festival de jazz de Montréal ou celui de Montreux ces événements sont des occasions pour générer des devises et aussi contribuer de manière efficiente au produit intérieur brut », a-t-il expliqué.

Au programme : concerts, expositions culturelles, conférences et rencontres entre acteurs du secteur touristique venus d’Afrique et d’ailleurs. Le gouvernement y voit un levier puissant pour stimuler la coopération internationale et faire de la culture un moteur de paix, de dialogue interculturel et de croissance inclusive.

Ézéchiel CTM

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