Économie Inga III : la RDC relance les études d’un barrage qui attend depuis des décennies
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Inga III : la RDC relance les études d’un barrage qui attend depuis des décennies

Selon Africa Intelligence, Kinshasa a confié à AECOM la relance des études d'Inga III. Retour sur un projet de barrage géant relancé par la Banque mondiale, mais toujours sans constructeur.

Le Grand Inga | ©️ BBC
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 20 JUIN 2026 - 10:26 WAT · 2 min de lecture

Un contrat de 4,7 millions de dollars, attribué de gré à gré. Selon Africa Intelligence, Kinshasa a confié au groupe américain AECOM la relance des études préparatoires d’Inga III, sur le fleuve Congo. La mission porterait sur la mise à jour des options techniques, l’évaluation de la demande électrique bancable et les reconnaissances géologiques du site. BETO n’a pas pu confirmer ce contrat de façon indépendante.

Le nom d’AECOM n’est pas nouveau sur ce dossier. Entre 2011 et 2013, le groupe avait réalisé, avec le français EDF, l’étude de préfaisabilité dite EDIRA, qui a servi de socle au lancement du projet Grand Inga. Plus d’une décennie plus tard, le chantier n’a toujours pas commencé.

L’élan vient d’ailleurs. En juin 2025, la Banque mondiale a approuvé une enveloppe d’un milliard de dollars pour le Programme de développement d’Inga 3, dont une première tranche de 250 millions. L’institution remet le projet sur les rails après des années d’enlisement.

Reste à savoir de quel barrage on parle. Inga III, dans sa première phase dite Basse Chute, doit produire 4 800 mégawatts. Ce n’est qu’une étape. Le Grand Inga, pensé en sept phases, viserait à terme une puissance qui ferait du site le plus grand complexe hydroélectrique du monde. L’Afrique du Sud, qui prévoit d’acheter 2 500 des 4 800 mégawatts de la première phase, reste un client de référence.

Le projet bute depuis des années sur la question du constructeur. En 2018, Kinshasa avait annoncé un accord avec un consortium unique réunissant le chinois China Three Gorges et l’espagnol ProInga, conduit par Cobra, filiale du groupe ACS. La fusion forcée de deux rivaux n’a jamais tenu, et la discorde sino-espagnole a gelé le dossier.

Pour la RDC, l’enjeu dépasse le barrage. Le pays affiche l’un des taux d’accès à l’électricité les plus bas du continent, alors que son sous-sol, premier producteur mondial de cobalt, réclame une énergie abondante pour soutenir la transformation locale promise par le gouvernement.

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B
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