Débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle: Patrick Nkanga critique une initiative qu’il juge risquée pour la cohésion nationale
Dans une publication relayée, ce mardi 19 mai sur son compte X, l’opposant politique Patrick Nkanga Bekonda, Rapporteur du Bureau politique du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a vivement réagi aux discussions relatives à une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo. Selon lui, la Constitution du
Débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle: Patrick Nkanga critique une initiative qu’il juge risquée pour la cohésion nationale
AFP
Dans une publication relayée, ce mardi 19 mai sur son compte X, l’opposant politique Patrick Nkanga Bekonda, Rapporteur du Bureau politique du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a vivement réagi aux discussions relatives à une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
Selon lui, la Constitution du 18 février 2006 avait été adoptée dans un contexte de crise majeure, marqué par des tensions et des risques d’éclatement du pays. Elle serait le résultat du consensus historique de Sun City, ayant réuni les principales forces politiques, la société civile, les confessions religieuses ainsi que les composantes armées.
Patrick Nkanga estime que ce texte fondamental constitue « une Constitution de synthèse et de correction », tirant les leçons des différentes expériences institutionnelles du pays depuis l’indépendance.
En revanche, il critique la dynamique actuelle portée par l’Union Sacrée de la Nation, qu’il juge inadaptée au contexte politique et sécuritaire actuel. À l’en croire, une nouvelle initiative constitutionnelle interviendrait dans un environnement déjà fragilisé par des tensions et une absence de consensus national.
« La Constitution qu’envisage l’Union Sacrée de la Nation intervient, quant à elle, dans un contexte de crise où le pays est, de facto, scindé en deux (…) Cette proposition vient accentuer une crise déjà présente et fragiliser davantage une cohésion nationale déjà affaiblie », a-t-il écrit.
Ce haut cadre du PPRD s’interroge également sur la légitimité politique d’un éventuel processus parlementaire, estimant qu’un Parlement dominé à plus de 97 % par une seule tendance politique ne pourrait, selon lui, refléter l’ensemble des aspirations du peuple congolais.
Pour illustrer sa position, Patrick Nkanga compare la Constitution actuelle à une œuvre de compromis national, tandis qu’une éventuelle nouvelle mouture risquerait, selon lui, de devenir « la thèse d’une seule famille politique », réduisant sa portée consensuelle.
Il conclut en rappelant que, si des ajustements institutionnels peuvent être envisagés, ils ne devraient pas toucher aux « fondations » de l’État, comparant la Constitution à l’ossature d’un immeuble qu’on ne modifie pas sans précaution.
Christian Okende
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