Politique FRIVAO : le PCA Kalombola accusé « d’escroquer les victimes » des guerres de Kisangani
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FRIVAO : le PCA Kalombola accusé « d’escroquer les victimes » des guerres de Kisangani

Le PCA du FRIVAO, Bernard Kalombola dans son bureau à Kisangani © DT
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 12 JUILLET 2025 - 10:51 WAT · 2 min de lecture

À Kisangani, dans la province de la Tshopo, les voix se lèvent pour dénoncer des pratiques frauduleuses au sein du FRIVAO. Dans une déclaration faite ce vendredi 11 juillet 2025 et parvenue à BETO.CD, des acteurs de la société civile dans la Tshopo, lancent une grave dénonciation contre Bernard Kalombola Lisandja, président du Conseil d’Administration (PCA) du Fonds Spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

Dans la déclaration signée par l’activiste et militant pro-démocratie, Zacharie Kingombe, Kalombola est pointé du doigt dans les « pratiques frauduleuses et inciviques », exploitant sa position de PCA pour escroquer les victimes des guerres dans la province de la Tshopo. À l’en croire, de nombreuses personnes à Kisangani et ses environs se plaignent d’être doublement victimes d’une escroquerie organisée par l’Association dénommée Fonds de Solidarité des Victimes des Guerres de la Province Orientale (FSVGPO), dirigée par M. Kalombola. Il est reproché à ce dernier de monnayer frauduleusement l’enregistrement et l’identification des prétendues « victimes » des guerres, leur promettant l’insertion de leurs noms dans la base de données du FRIVAO.

« sans aucune qualité ni compétence légale, il délivre lui-même des attestations de décès à ces victimes, une prérogative qui relève exclusivement des officiers de l’état civil. Ces actes sont crapuleux et inciviques visant à saboter le travail de la Direction Générale du FRIVAO et à enrichir indûment des personnes n’ayant pas droit à une indemnisation, au détriment des véritables victimes », ajoute-t-il.

L’activiste Zacharie Kingombe poursuit que ces agissements créeraient entre le Conseil d’Administration et la Direction Générale du FRIVAO, ainsi que la discorde qu’ils sèment parmi les victimes elles-mêmes. À l’en croire, cette situation rend difficile de distinguer les « véritables victimes et de déterminer qui doit réclamer quoi et auprès de qui ».

« j’appelle les victimes au calme et à une vigilance absolue pour éviter toute manipulation qui ne leur serait pas bénéfique », lit-on dans la déclaration.

Ces derniers jours, le FRIVAO est au cœur d’un scandale. Une vague de détournement et pratiques frauduleuses secouent cet établissement. Pour y voir clair, l’IGF a diligenté depuis fin juin une mission d’audit dont le rapport est attendu au tournant.

Serge SINDANI

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