RDC : la proposition de loi « Mpandanjila » au cœur d’un concours interuniversitaire national pour mobiliser la jeunesse sur l’avenir de l’industrie minière
Kinshasa a vibré ce samedi 9 mai au rythme de la réflexion scientifique et patriotique. Dans le cadre de la promotion de la proposition de loi « Mpandanjila », un concours interuniversitaire national a réuni la crème de l’intelligence estudiantine congolaise pour débattre d’un enjeu crucial : la transformation locale des richesses minières de la
RDC : la proposition de loi « Mpandanjila » au cœur d’un concours interuniversitaire national pour mobiliser la jeunesse sur l’avenir de l’industrie minière
AFP
Kinshasa a vibré ce samedi 9 mai au rythme de la réflexion scientifique et patriotique. Dans le cadre de la promotion de la proposition de loi « Mpandanjila », un concours interuniversitaire national a réuni la crème de l’intelligence estudiantine congolaise pour débattre d’un enjeu crucial : la transformation locale des richesses minières de la République Démocratique du Congo.
Susciter l’appropriation citoyenne d’une réforme législative par le débat scientifique : c’est le pari lancé par le député national Thierry Mulumba. À travers le « Concours Interuniversitaire National Mpandanjila », l’élu entend mobiliser la jeunesse universitaire pour enrichir la réflexion nationale sur le développement des chaînes de valeurs minérales en RDC.
Lancé en janvier 2026, ce concours se décline en trois phases majeures. La première étape a connu son point d’orgue ce samedi 9 mai avec une première demi-finale de haut vol mettant aux prises dix universités issues de diverses provinces. Le calendrier se poursuit dès ce lundi 11 mai avec la deuxième phase, dont la deuxième demi-finale est attendue pour le 15 août 2026, avant de culminer lors d’une grande finale nationale.
Pour départager les candidats, un jury de prestige a été mis en place sous la présidence du professeur et député national Godé Mpoyi. Ces demi-finales revêtaient un caractère classificatoire plutôt que sélectif. Afin d’évaluer les prestations des étudiants, le jury s’est basé sur cinq critères majeurs : la rigueur scientifique, la faisabilité économique, l’impact social, la qualité de l’éloquence et la viabilité politique du projet.
« J’ai reçu l’honneur de parler au nom de notre jury. Il était question pour nous d’évaluer les différents projets conçus par les étudiants, lesquels concourent à la transformation locale prônée par l’honorable Thierry Mulumba. Il n’y a pas d’avenir sans souvenir. Ce concours m’a permis de comprendre aujourd’hui qui seront nos remplaçants lorsque nous serons en retraite. Nous avons compris qu’il y a encore de l’espoir avec la jeunesse de notre pays », a déclaré Gode Mpoyi.
L’Université de Mbuji-Mayi s’impose en tête de peloton
Parmi les universités participantes, l’Université de Mbujimayi s’est distinguée en obtenant la première place. La délégation venue à Kinshasa a présenté un projet intitulé « Diamant Kasaï : de la mine à l’usine ». Celui-ci vise à renforcer la transformation de la chaîne de valeur diamantifère en RDC, en passant de l’exploitation minière à l’industrialisation des minerais congolais.
« Puisque nous avons un minerai spécifique qui est le diamant, nous avons élaboré ce projet afin que les diamants soient transformés en matériaux, outils de construction et autres produits dérivés. Cette victoire est un sentiment de fierté, mais elle nous pousse encore à parfaire notre travail et à aller plus loin pour garder le même élan », a déclaré Jean-Claude Kabeya, représentant de l’Université officielle de Mbujimayi.
Pour l’initiateur du concours, le député national Thierry Mulumba, cette compétition constitue un cadre de production de solutions concrètes pour la RDC. Selon lui, l’objectif est de voir la jeunesse cesser d’être simple spectatrice ou critique des politiques publiques, afin de devenir une véritable force du pays.
« Aujourd’hui n’est pas un simple rendez-vous académique, mais plutôt un rendez-vous avec l’histoire. Ce concours n’est pas une simple compétition. Il s’agit d’une nation qui décide de donner la parole à sa jeunesse pour penser son avenir économique, industriel et technologique face aux enjeux géostratégiques mondiaux », a-t-il déclaré.
Plusieurs établissements phares du pays ont répondu présent à ce rendez-vous intellectuel. Parmi eux, on comptait la Haute École des Mines, ainsi que les universités de Kinshasa (UNIKIN), Lubumbashi (UNILU), Kolwezi (UNIKOL), Mbujimayi, Kananga (UNIKAN), sans omettre l’UPC, l’UPN, l’UK et l’UKA.
Rappel sur la loi « Mpandanjila »
Déposée le 29 octobre 2025 à l’Assemblée nationale, la proposition de loi « Mpandanjila » vise à combler les lacunes du Code minier actuel en encadrant strictement la transformation locale. Alignée sur la vision de souveraineté économique du Chef de l’État Félix Tshisekedi, cette réforme ambitionne de stimuler l’industrialisation, de sécuriser les chaînes d’approvisionnement et de créer des milliers d’emplois en valorisant les minerais stratégiques sur le sol congolais.
Silas MUNGINDA
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