« Il n’existe pas d’embargo sur les armes pour la RDC » (Comité de sanction du Conseil de sécurité )
« Il n’existe pas d’embargo sur les armes pour la RDC » (Comité de sanction du Conseil de sécurité )
AFP
Reçu en audience ce mercredi 09 novembre par le président de la Chambre Hausse du Parlement, Modeste Bahati Lukwebo, le président du Comité de sanction du Conseil de sécurité des Nations Unies, Michel-Xavier Biang a clarifié l’opinion sur la question relative à l’existence d’un prétendu embargo interdisant à la RDC d’acheter les armes.
Michel-Xavier BIANG a précisé qu’il n’existe aucun embargo sur les armes pour la République Démocratique du Congo. D’après le chef de la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU, seuls les groupes armés sont concernés par cette mesure d’ambargo. « Ils ne peuvent se procurer ni des armes ni des munitions », a-t-il dit.
En ce qui concerne le système de notification, Michel-Xavier BIANG a expliqué que c’est seulement les fournisseurs auprès de qui la RDC souhaiterait s’approvisionner en ces équipements qui ont l’obligation d’informer le Conseil de Sécurité.
« La mesure d’embargo concerne exclusivement les groupes armés. Le gouvernement de la RDC n’est pas concerné par cette mesure mais juste assorti d’une obligation de notification qui d’ailleurs ne concerne pas le gouvernement mais les partenaires [ fournisseurs] avec lesquels la RDC peut travailler », a-t-il martelé.
A l’en croire, la Résolution 1807 de 2008 donne la liberté à la RDC d’acheter toutes sortes d’armes, munitions, avions et autres équipements militaires pour la défense de son territoire.
Une résolution décrétant l’embargo sur les armes en RDC avait été adoptée en 2000. En 2008, le Conseil de sécurité avait décidé d’appliquer cet embargo exclusivement aux groupes armés, tandis que les fournisseurs du gouvernement étaient soumis à un régime de notification au Comité de surveillance de l’ONU.
Une nouvelle résolution adoptée en juillet dernier a prolongé pour un an ce régime, en ramenant l’obligation de notification à seulement 5 types d’armes, notamment les mortiers, lance-grenades, « systèmes portables de défense antiaérienne (MANPADS), systèmes de missiles guidés antichars ».
« En adoptant cette résolution, les Nations unies nous alertent sur l’urgence d’améliorer le système national de contrôle de la circulation des armes dans le pays », explique un fonctionnaire onusien à POLITICO.CD.
L’adaptation de cette résolution intervenait en dépit de la demande du représentant de la RDC formulée lors de la séance que le Conseil de sécurité a consacré le 29 juin 2022, de retirer totalement ce dispositif de notification préalable, disposition « vieille de plus de 14 ans » qu’il jugeait « complètement obsolète ».
Carmel NDEO
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