Éducation & Formation Ituri : près de 18 000 élèves sécurisés par la MONUSCO depuis juin

Ituri : près de 18 000 élèves sécurisés par la MONUSCO depuis juin

La campagne « Écoles plus sûres » a couvert 14 876 candidats à l’ENAFEP du 22 au 25 juin, puis près de 3 000 autres venus d’Aru, Mahagi et Mambasa. Dans un territoire où la police manque, un examen national repose sur les Casques bleus et les FARDC.

Élève écrivant sur un cahier dans une école en République démocratique du Congo

Dans dix-huit entités à haut risque, la rentrée reposera sur des cahiers imprimés et des émissions de radio. Photo d'archives.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 21 SEPTEMBRE 2026 - 11:32 WAT · 2 min de lecture

Près de 18 000 élèves de l’Ituri ont bénéficié, depuis juin 2026, du dispositif de sécurisation scolaire de la MONUSCO, conduit avec les FARDC dans le cadre de la campagne « Écoles plus sûres ». La Mission onusienne a communiqué ce bilan le 18 septembre 2026.

Quatorze mille huit cent soixante-seize candidats à l’ENAFEP

Le gros du dispositif s’est joué sur quatre jours. Du 22 au 25 juin 2026, 14 876 élèves ont présenté les épreuves de l’Examen national de fin d’études primaires dans la zone d’opérations de la Mission en Ituri. Près de 3 000 candidats supplémentaires, venus des territoires d’Aru, de Mahagi et de Mambasa, ont été pris en charge, portant le total à près de 18 000.

Le dispositif repose sur des patrouilles conjointes MONUSCO-FARDC, pédestres et motorisées, déployées quotidiennement à proximité des écoles et dans les zones jugées vulnérables. Les Casques bleus assurent une surveillance des principaux axes empruntés par les élèves et les enseignants.

Un territoire où la police manque

Le territoire de Djugu, cœur du dispositif, est l’un des plus exposés de la province aux attaques de groupes armés. Le 12 septembre, la société civile locale alertait sur l’absence de policiers dans plusieurs villages.

Le chiffre de 18 000 élèves prend son sens rapporté à cette carence : dans ces zones, la sécurisation d’un examen national repose sur une force internationale et sur l’armée, faute de police déployée.

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