Ituri : 42 militaires des FARDC formés par la MONUSCO à la maîtrise des mortiers pour renforcer la lutte contre les groupes armés
Remise des brevets de formation sur l'utilisation des mortiers de 60 mm, 81 mm et 82 mm.
Crédit photo : MONUSCO
AFP
Quarante-deux éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont achevé, ce samedi 17 mai à Bunia (Ituri), une formation intensive de deux semaines consacrée à l’utilisation des mortiers de 60 mm, 81 mm et 82 mm. Organisé par la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), ce programme s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités opérationnelles des troupes congolaises dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant.
Prévue initialement pour 72 participants, la formation a finalement accueilli 42 militaires, les autres étant mobilisés sur le terrain en raison d’engagements opérationnels. Le programme a alterné des sessions théoriques et des exercices pratiques, avec une attention particulière portée au droit international humanitaire – un rappel indispensable pour garantir le respect des normes internationales lors des opérations militaires.
Le général Ulisses de Mesquita Gomes, commandant de la Force de la MONUSCO, a salué l’excellente coopération entre les deux forces : « Ces compétences sont cruciales pour les missions de protection des civils et la lutte contre les groupes armés dans la région».
De son côté, le général Johnny Luboya N’kashama, gouverneur militaire de l’Ituri et commandant des FARDC dans la province, s’est dit satisfait de cette initiative conjointe.
« Cette formation rehausse le niveau de professionnalisme de nos troupes et contribue à la stabilisation d’une région encore affectée par des violences sporadiques », a-t-il déclaré.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts continus de la MONUSCO et des autorités congolaises pour consolider la sécurité en Ituri. Alors que la province reste régulièrement ciblée par des attaques de groupes armés, les compétences techniques acquises par les militaires congolais devraient leur permettre de mieux protéger les populations locales et de restaurer progressivement l’autorité de l’État dans les zones à haut risque.
Persi M.
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