Journée mondiale de l’aide humanitaire : l’OCHA alerte sur la crise à Goma
Illustration — des déplacés attendant une assistance humanitaire — Goma, Nord-Kivu. Crédit photo: tiers
AFP
Le mardi 19 août, le monde a célébré la Journée mondiale de l’aide humanitaire. À Goma, dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo, cette journée s’est toutefois déroulée dans un contexte alarmant. L’Organisation des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a dressé un tableau préoccupant, révélant une aggravation des besoins dans la région.
Selon l’OCHA, la montée des besoins humanitaires découle principalement des conflits armés à l’Est du pays. La situation est d’autant plus critique que le financement de l’aide reste insuffisant, compliquant davantage la réponse aux besoins des populations vulnérables.
Les attaques contre le personnel humanitaire accentuent encore cette situation déjà fragile. Clodine Joseph, cheffe du sous-bureau a.i. de l’OCHA au Nord-Kivu, a rappelé que plus de dix humanitaires ont été tués depuis janvier 2025, souvent à cause de fausses informations circulant sur leur rôle et leurs missions. « Nous avons déjà perdu, cette année, 12 humanitaires qui ont été tués alors qu’ils tentaient d’assister leurs semblables », a-t-elle déclaré, soulignant l’impact tragique de la désinformation.
Les tensions se sont intensifiées avec la prise de villes clés comme Goma et Bukavu par l’AFC-M23, obligeant des milliers de civils à fuir leurs foyers. Dans ce contexte, le financement de l’aide humanitaire a fortement diminué. « Nous avons reçu moins de 15 % du montant demandé pour l’assistance humanitaire cette année », a précisé Clodine Joseph.
Malgré ces défis, elle a insisté sur le rôle crucial de la solidarité et de l’engagement international pour venir en aide aux populations en détresse. « Chacun peut contribuer à améliorer cette situation critique », a-t-elle conclu.
Samuel Nakweti
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