Politique Kasaï-Central : Le gouvernement ordonne la levée du blocus sécuritaire autour de l’Assemblée provinciale
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Kasaï-Central : Le gouvernement ordonne la levée du blocus sécuritaire autour de l’Assemblée provinciale

Le bureau de l'Assemblée provinciale du Kasaï-central.
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 18 JUILLET 2025 - 15:53 WAT · 2 min de lecture

Le Vice-ministre des Affaires coutumières, Jean-Baptiste Ndeze Katureere, a ordonné la levée immédiate du dispositif sécuritaire entourant le siège de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Cette instruction a été transmise aux autorités provinciales dans un message officiel daté du 17 juillet 2025.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité d’un précédent message officiel (N°25/CAB/VPM/MINTERSEDECAC/SLBJ/217/2025 du 19 juin 2025), et intervient au lendemain de la validation du bureau d’âge de l’Assemblée par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani — décision qui continue de susciter des remous au sein de la classe politique locale.

Pour mémoire, le siège de l’Assemblée provinciale avait été fermé par décision du VPM de l’Intérieur, dans un contexte de vives tensions opposant deux blocs de députés après la déchéance du bureau dirigé par le député Daniel Lukusa. Cette fermeture visait à éviter l’escalade d’un conflit interne devenu ingérable.

Malgré l’autorisation accordée au bureau d’âge pour relancer les activités parlementaires, le climat politique demeure tendu à Kananga. Un groupe de 18 députés, soutenu par certaines forces vives locales, a récemment battu le pavé pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « ingérence » du VPM Shabani dans la gestion de la crise.

Dans une nouvelle démarche, ces députés ont adressé une lettre à Daniel Lukusa, actuellement à Kinshasa, l’invitant à convoquer une session extraordinaire pour pourvoir aux postes vacants laissés par la démission de plusieurs membres du bureau.

Cette nouvelle séquence de turbulences replonge l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central dans une impasse politique marquée par des rivalités internes profondes, malgré les tentatives de désescalade initiées par le gouvernement central.

Pierre Kabakila

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