BTP & Infrastructures Kasaï-Oriental : la cimenterie de Katanda achevée à 80 %, premier ciment annoncé début 2027

Kasaï-Oriental : la cimenterie de Katanda achevée à 80 %, premier ciment annoncé début 2027

Le chantier de Cement KASAÏ SAS, lancé en août 2024 à Bakwa Ndoba, affiche 80 % d’avancement. La première phase vise 300 000 tonnes par an, 1,2 million à pleine charge. Le sac de 50 kilos monte à 30 dollars dans la région contre 11 à Kinshasa.

Kasaï-Oriental : la cimenterie de Katanda achevée à 80 %, premier ciment annoncé début 2027
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 19 OCTOBRE 2026 - 15:16 WAT · 2 min de lecture

Les travaux de la cimenterie de Katanda, au Kasaï-Oriental, sont achevés à environ 80 %. La première production est annoncée pour le premier trimestre 2027. L’information a été donnée le vendredi 16 octobre par Bruno Tshitenga, directeur technique de Cement KASAÏ SAS, lors de la troisième visite du chantier par Bruno Miteyo, chef de la Maison civile du chef de l’État.

L’usine est implantée à Bakwa Ndoba, dans le secteur de Kabwe. Le chantier a été lancé en août 2024. La première phase doit produire 300 000 tonnes par an, pour une capacité de 1,2 million de tonnes à pleine charge.

Trente dollars le sac au Kasaï, onze à Kinshasa

C’est l’écart qui justifie le projet. Le sac de ciment de 50 kilos se vend jusqu’à 30 dollars dans la région, contre environ 11 dollars à Kinshasa. La différence tient au transport : le Kasaï-Oriental est à plus de mille kilomètres des cimenteries du Kongo Central, sur des axes dégradés.

Une production locale de 300 000 tonnes couvrirait une part de la demande des provinces du Kasaï et du Sankuru, aujourd’hui approvisionnées par la route ou par voie fluviale.

Ce que l’annonce ne dit pas

Le coût total de l’investissement, l’actionnariat de Cement KASAÏ SAS, le nombre d’emplois attendus et la source d’énergie de l’usine n’ont pas été communiqués. Le délai annoncé, le premier trimestre 2027, laisse quatorze mois pour les 20 % restants.

Le secteur du ciment est l’un des rares où la RDC a engagé une substitution aux importations. Le choix du béton pour la voirie urbaine, assumé à Kinshasa, fait de la disponibilité locale du ciment une question d’infrastructure autant que d’industrie.

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B
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