Climat et environnement Kinshasa : JUREC outille les étudiants en droit de l’environnement à des procès fictifs innovants

Kinshasa : JUREC outille les étudiants en droit de l’environnement à des procès fictifs innovants

Photo de famille entre membres de l'ONG Jurec et étudiants sélectionnés pour le concours des procès fictifs. Crédit photo : beto.cd
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 20 AOÛT 2025 - 20:44 WAT · 3 min de lecture

L’ONG Juristes pour l’Environnement au Congo (JUREC) a renforcé, ce mercredi 20 août à Kinshasa, les compétences des étudiants sélectionnés pour la première édition des procès fictifs en droit de l’environnement en République démocratique du Congo. Cette initiative originale vise à simuler des procès afin d’encourager les futurs juristes à s’investir dans la protection de l’environnement et la lutte contre ses nombreuses infractions.

Selon Me Félix Lilakako, coordinateur national de JUREC, cette formation s’inscrit dans la préparation des étudiants issus de 10 universités de Kinshasa, afin de leur fournir les outils nécessaires pour intervenir efficacement dans le domaine juridique et environnemental.

« Nous travaillons pour répondre de manière significative aux défis juridiques et environnementaux actuels. L’évolution de la science, de la technologie et la situation liée au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et à la désertification nécessitent une mobilisation accrue des énergies », a expliqué Me Lilakako.

Les participants auront l’occasion de plaider devant un juge sur des thèmes cruciaux tels que les changements climatiques, la protection de la biodiversité et la pollution. Ils ont exprimé leur satisfaction de bénéficier de ces connaissances, essentielles pour leur futur rôle de juriste, avocat ou magistrat.

« Nous sommes fiers d’acquérir des notions concrètes sur le droit de l’environnement, un droit reconnu à l’article 53 de la Constitution du 18 février 2006. Ces connaissances nous permettront de protéger les droits humains à travers des principes tels que la prévention, la précaution, la non-régression et le consensus », a souligné Jemima Mukala, étudiante en L2 à l’Université Pédagogique Nationale.

Ce projet bénéficie du financement du cabinet DBZ-CONSEIL SCA. Au-delà d’un simple concours d’éloquence, JUREC ambitionne que ces procès fictifs soient richement ancrés dans les matières environnementales. L’organisation appelle les partenaires à soutenir cette initiative afin de l’étendre à l’ensemble du territoire national.

La prochaine étape consistera à attribuer des thèmes spécifiques aux étudiants, portant sur l’assainissement, la protection de la biodiversité et des forêts. L’université lauréate recevra un trophée et constituera une base de données d’étudiants qualifiés pour travailler sur des problématiques environnementales, tout en bénéficiant des outils nécessaires pour être utiles à la société dans la protection de l’environnement.

Albert Einstein M


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