Politique Kinshasa : la Force navale conteste les accusations d’agression portées par le bourgmestre de Barumbu
Politique

Kinshasa : la Force navale conteste les accusations d’agression portées par le bourgmestre de Barumbu

Illustration des forces navales de la République Démocratique du Congo—crédit photo: Radio okapi
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 12 JUIN 2025 - 14:46 WAT · 2 min de lecture

La Force navale des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a fermement rejeté les accusations portées contre ses militaires par le bourgmestre de Barumbu, Christophe Lomami. Dans une déclaration ralayée par la Radio Okapi ce jeudi 12 juin, le major Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’état-major de la Force navale, a qualifié les allégations de « totalement fausses et dénuées de tout fondement». 

Le major Kasereka a précisé que les vidéos publiées par le bourgmestre Lomami sur les réseaux sociaux ne fournissent aucune preuve de violence ou d’agression. Selon les informations de la Force navale, l’incident s’est produit lorsque le bourgmestre, sans s’identifier, a ordonné à ses policiers de saisir des matériels utilisés par des soudeurs travaillant sur un dispositif de sécurisation devant les installations de l’état-major. Cette action a provoqué une opposition de la part des militaires en poste, mais aucune violence n’a été constatée, et le bourgmestre serait reparti sain et sauf.

La Force navale a exprimé sa préoccupation face à ce type d’accusation qu’elle juge irresponsable. Elle souligne que de telles déclarations peuvent créer des incompréhensions entre militaires et policiers, compromettant ainsi la sécurité et la coopération entre les différentes forces de l’ordre. Les autorités locales sont appelées à faire preuve de responsabilité pour éviter des situations similaires à l’avenir.

Le bourgmestre de Barumbu avait pourtant déclaré le 4 juin dernier qu’il a été victime d’une agression violente de la part des militaires alors qu’il effectuait une inspection dans sa commune. Il a accusé, en filigrane, ces soldats de l’avoir tabassé, séquestré et humilié publiquement, ainsi que ses gardes du corps, lors d’une intervention pour arrêter la construction d’un hangar sur une voie publique.

La tension entre les forces de l’ordre et les autorités locales soulève des questions sur la nécessité d’un dialogue constructif pour garantir la paix et la sécurité dans la région. La Force navale réaffirme son engagement à coopérer avec les autorités locales tout en protégeant ses installations et ses soldats.

Samuel Nakweti

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…