Kinshasa : l’Assemblée provinciale exige la légalité dans les opérations de démolition
Les engins de l'Hôtel de ville de Kinshasa en train de démolir les constructions anarchiques à Ngaliema
Photo : gouvernement provincial
AFP
La campagne de démolition des constructions anarchiques menée par le gouvernement provincial de Kinshasa suscite des réactions au sein des institutions locales. Si l’initiative vise à libérer les emprises publiques, les lits et berges des rivières pour faciliter les travaux de voirie et prévenir les inondations, l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) appelle, elle, à un strict respect du cadre légal.
Cette mise au point a été faite par le président de l’APK, Lévi Mbuta, ce mardi 1er juillet, lors de la séance plénière de clôture de la session parlementaire de mars. « Nous exigeons que l’opération de démolition actuellement en cours se fasse dans le respect des lois en vigueur, afin d’éviter toute forme d’arbitraire. Le rôle régalien de l’État est de protéger les personnes et leurs biens », a-t-il déclaré devant les députés provinciaux.
Alors que l’opération s’accélère et s’étend à plusieurs sites de la capitale, Lévi Mbuta a également lancé un appel aux autorités nationales pour un suivi rigoureux, afin d’en garantir le bon déroulement.
Lancée en avril 2025 à la suite des inondations meurtrières ayant endeuillé plusieurs quartiers de Kinshasa, cette campagne a démarré à la gare de l’ONATRA, à Kintambo Magasin, avant de s’étendre à la baie de Ngaliema et d’autres zones touchées, comme l’avenue Mapenza dans la commune de Ngaliema. Selon l’Hôtel de ville, les opérations se poursuivront dans d’autres parties de la ville, les travaux de délimitation des zones concernées étant encore en cours.
O. Fiston
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