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Kinshasa : la police déploie les Groupes mobiles d’intervention contre les vendeurs de stupéfiants

La Police nationale congolaise a déployé depuis le 29 septembre les Groupes mobiles d’intervention Alpha et Ouest contre la vente de stupéfiants à Kinshasa. Le phénomène visé porte largement sur le mésusage d’antidouleurs à forte dose.

Kinshasa : la police déploie les Groupes mobiles d’intervention contre les vendeurs de stupéfiants
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 2 OCTOBRE 2026 - 13:27 WAT · 2 min de lecture

La Police nationale congolaise a déployé à Kinshasa, depuis le 29 septembre 2026, les Groupes mobiles d’intervention Alpha et Ouest pour traquer la vente et la consommation de stupéfiants dans la capitale, selon Radio Okapi. Les opérations visent les points de distribution.

Des médicaments détournés de leur usage

Le phénomène visé n’est pas seulement celui des drogues classiques. Il porte sur le mésusage de médicaments par des jeunes, et notamment sur un produit désigné localement sous le nom de « Mpuku amemi congélateur », une association d’antidouleurs à forte dose.

Une jeune femme interrogée décrit les effets de ces substances non contrôlées : « Ça brûle le foie, abîme les reins, provoque des pertes de mémoire à court terme, déclenche la paranoïa. Plus grave encore, ça vole ton avenir. »

Ce que demandent les jeunes eux-mêmes

Les réponses recueillies auprès des jeunes Kinois portent moins sur la répression que sur ce qui la précède. L’un d’eux demande que l’État congolais fixe des règles obligeant les pharmaciens à ne vendre les médicaments que sur ordonnance.

Un autre lie le phénomène à l’emploi, et estime que la création de postes de travail par le gouvernement traiterait le problème de fond.

Ces deux demandes désignent deux chaînes distinctes. La première est pharmaceutique et relève du contrôle de la délivrance. La seconde est économique. Une opération de police n’agit sur aucune des deux.

Une police en cours de réforme

La Police nationale congolaise annonce la poursuite des patrouilles et des interpellations, avec défèrement des auteurs devant les autorités judiciaires compétentes.

L’institution conduit par ailleurs un chantier de professionnalisation. Cent policiers viennent d’achever à Kalemie une formation de trois mois aux fonctions de police judiciaire, incluant procédures légales et droits humains.

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B
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