Kinshasa : Shabani lance un cadre de concertation pour une capitale plus sûre et plus propre
Kinshasa : Shabani lance un cadre de concertation pour une capitale plus sûre et plus propre
AFP
Le Vice-premier ministre, ministre de la Sécurité intérieure et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a lancé ce samedi 16 août à Kinshasa un cadre de concertation réunissant les officiers de la Police nationale congolaise (PNC) de la capitale. Cette initiative vise à trouver des solutions concrètes aux défis liés à la criminalité, au banditisme urbain, à la circulation routière, à l’organisation des motards, ainsi qu’à l’assainissement et la salubrité dans les 24 communes de la ville. La rencontre s’est tenue en présence du gouverneur Daniel Bumba.
Selon Jacquemin Shabani, il s’agit d’un processus d’évaluation sans complaisance de la situation sécuritaire de Kinshasa. « J’attends de vous une cartographie claire de l’insécurité dans la ville, avec les défis identifiés et un plan d’action », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une collaboration étroite entre les différentes parties prenantes pour garantir la tranquillité des citoyens.
Le président de la République, Félix Tshisekedi avait insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre le gouvernement provincial et les autorités locales afin d’améliorer la propreté de la capitale. Dans le même sens, le gouverneur Bumba a annoncé la mise en place d’une brigade spéciale de protection de l’environnement et le renforcement du programme Kinshasa ezo bongamaka, destiné à promouvoir une meilleure culture de salubrité.
« L’assainissement ne peut se faire sans une politique claire et des institutions capables de l’appliquer. La brigade spéciale jouera un rôle clé dans ce processus », a-t-il expliqué.
Le VPM a également rappelé que la sécurité et la salubrité exigent des moyens humains, matériels et juridiques, et parfois des mesures coercitives pour faire respecter les normes d’hygiène. Il a annoncé la création prochaine d’une unité spécialisée chargée de débarrasser Kinshasa des kiosques anarchiques, marchés ambulants, épaves de véhicules et autres sources d’insalubrité.
Les officiers de police ont, de leur côté, exprimé leurs préoccupations, plaidant pour une implication accrue de la PNC dans les différents services de l’État. « Nous faisons régulièrement des suggestions pour mettre fin au banditisme, mais elles ne sont pas toujours prises en compte », ont-ils fait savoir.
Sous le leadership du président Tshisekedi, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de réformer la Police nationale congolaise, en la recentrant sur les principes de prévention, d’anticipation, de dissuasion et de protection. Une démarche qui devrait permettre de répondre plus efficacement aux défis sécuritaires et d’assurer une meilleure protection de la population kinoise.
Albert Einstein M.