Justice Kolwezi : 58 présumés délinquants présentés après les manifestations des creuseurs

Kolwezi : 58 présumés délinquants présentés après les manifestations des creuseurs

Cinquante-huit présumés délinquants ont été présentés au ministre provincial de l’Intérieur du Lualaba le 23 octobre, après les troubles liés aux manifestations des creuseurs. Ils ont été arrêtés dans cinq quartiers. Les creuseurs disent que des unités de traitement ont fermé, la gouverneure le dément, et rien ne tranche.

Deux creuseurs artisanaux au fond d'une excavation minière à ciel ouvert en RDC

Photo d'illustration. Creuseurs artisanaux dans une excavation minière à ciel ouvert en RDC. © BETO
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 25 OCTOBRE 2026 - 12:02 WAT · 2 min de lecture

Cinquante-huit présumés délinquants ont été présentés au ministre provincial de l’Intérieur du Lualaba le vendredi 23 octobre, à Kolwezi, après les troubles qui ont accompagné les manifestations des creuseurs artisanaux.

Les interpellations ont eu lieu dans cinq quartiers : Luilu, Kapata, Kasulo, Bel-Air et Chabula. Les services de sécurité affirment que ces personnes ont profité des manifestations pour commettre des actes de vandalisme. Parmi elles figure un présumé féticheur retrouvé avec plusieurs amulettes, présenté comme étant en connivence avec certains des autres suspects.

D’un contrôle minier à une opération de police

L’enchaînement part d’une inspection. Une commission interservices venue de Kinshasa a contrôlé les unités de traitement et les comptoirs d’achat de minerais de la province. Les creuseurs affirment que plusieurs unités ont fermé à l’issue de cette opération, ce qui les empêche de travailler.

La contestation a paralysé plusieurs quartiers le 20 octobre, avant que la gouverneure Fifi Masuka ne démente le 22 octobre toute fermeture d’usine de traitement. Les deux versions restent en contradiction, et les présentations de vendredi ne la tranchent pas.

Ce qui reste à établir

Aucune autorité n’est nommée dans le compte rendu de la présentation, pas même le ministre provincial de l’Intérieur qui l’a reçue. La commission interservices n’est pas identifiée et ses conclusions ne sont pas publiées.

Les chefs d’accusation ne sont pas précisés, ni la répartition des suspects par quartier. Certaines sources font état de blessés sans en donner le nombre. Aucun représentant des creuseurs ni aucune des entreprises concernées ne s’est exprimé.

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