BTP & Infrastructures RDC: Kinshasa ouvre ses grands chantiers aux investisseurs belges

RDC: Kinshasa ouvre ses grands chantiers aux investisseurs belges

RDC: Kinshasa ouvre ses grands chantiers aux investisseurs belges
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 25 SEPTEMBRE 2026 - 10:05 WAT · 3 min de lecture

En mission officielle en Belgique depuis le 23 septembre, le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics (ITP), John Banza Lunda, a présenté, jeudi 24 septembre 2026, les opportunités d’investissement qu’offre la République démocratique du Congo dans le secteur des infrastructures.

Organisée à l’ambassade de la RDC à Bruxelles, la rencontre a réuni une cinquantaine d’opérateurs économiques belges ainsi que plusieurs membres de la diaspora congolaise vivant dans le Royaume de Belgique.

Affichant la volonté de consolider une « prospérité commune » entre les deux pays, John Banza Lunda a appelé les entrepreneurs belges à prendre part à la modernisation d’un Congo présenté comme étant « en chantier ». Le ministre a notamment insisté sur l’apport attendu en matière d’expertise technique et de transfert de technologies. André Flahaut, personnalité politique belge, figurait parmi les participants.

Le ministre a présenté plusieurs projets routiers et corridors stratégiques. Selon les chiffres communiqués lors de la rencontre, le réseau routier revêtu serait passé de 3 000 à 8 000 kilomètres sous la présidence de Félix Tshisekedi.

Sur la Route nationale n°1, longue d’environ 3 300 kilomètres et reliant Moanda à Sakania, quelque 400 kilomètres resteraient à bitumer.

John Banza Lunda a également évoqué le projet d’axe Mbuji-Mayi–Bukavu, long de 1 080 kilomètres, avec un objectif de connexion annoncé dans les deux prochaines années. Un autre projet autoroutier doit relier Moanda à Kinshasa afin d’accompagner notamment le développement du port en eau profonde de Banana.

Dans le Kongo-Central, des travaux concernent les RN12 et RN16. Le lancement de la RN7, entre Kananga et Kisangani sur environ 1 200 kilomètres, est annoncé pour le mois prochain. D’autres interventions sont prévues sur la RN4, entre Kisangani et Beni, ainsi que sur la RN6 dans le Grand Équateur.

Au total, le gouvernement présente un programme portant sur 22 800 kilomètres de routes, avec l’ambition d’améliorer la praticabilité du réseau national et de renforcer la connexion de la RDC aux grands corridors régionaux, notamment ceux de Lobito et du Centre.

Les ambitions présentées aux investisseurs belges ne se limitent toutefois pas aux routes. Le programme concerne également les infrastructures fluviales, portuaires, aéroportuaires et la mobilité urbaine.

Sur les voies navigables, le gouvernement prévoit des opérations de dragage et de balisage sur quelque 28 000 kilomètres afin d’améliorer la circulation et de renforcer la continuité territoriale.

Pour le port en eau profonde de Banana, la mise en service d’un premier quai de 600 mètres est visée pour mars 2027. Le lancement du projet de pont route-rail Kinshasa-Brazzaville est, quant à lui, annoncé pour le début de l’année 2027.

Dans le secteur aéroportuaire, le gouvernement prévoit notamment la modernisation de l’aéroport international de Ndjili, la livraison de l’aéroport de Lubumbashi au début de 2027, des travaux à Bunia et Kananga ainsi que le lancement de projets concernant 15 autres aéroports.

À Kinshasa, les projets de rocades portent sur environ 150 kilomètres. La livraison de la section Sud-Est/Sud-Ouest est annoncée pour la mi-2027. Le gouvernement envisage également le développement de lignes de tramway à Kinshasa et Lubumbashi, ce dernier projet devant bénéficier d’un partenariat belge.

À travers cette présentation à Bruxelles, Kinshasa cherche ainsi à attirer davantage de capitaux et de savoir-faire étrangers pour financer son vaste programme d’infrastructures. Reste désormais à transformer l’intérêt recherché auprès des investisseurs en financements et en projets effectivement réalisés sur le terrain.

Silas MUNGINDA

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