La RDC s’apprête à commémorer, ce 2 août, le Génocost : un hommage national aux victimes et survivants des atrocités de masse
La RDC s’apprête à commémorer, ce 2 août, le Génocost : un hommage national aux victimes et survivants des atrocités de masse
AFP
Le 2 août 2025, la République démocratique du Congo s’arrêtera pour se souvenir. À travers tout le pays, une journée nationale de commémoration rendra hommage aux millions de victimes et de survivant·e·s du Génocost, nom donné aux atrocités de masse perpétrées depuis plus de trois décennies sur le sol congolais, dans un silence longtemps pesant.
Instituée pour rompre avec l’oubli et faire entendre la mémoire des populations touchées, cette journée est également un moment de reconnaissance envers toutes celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent à la prise en charge des victimes : professionnels de santé, juristes, travailleurs sociaux, organisations locales et institutions engagées.
Organisée par le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits (FONAREV) et la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR) sous le haut patronage du Président de la République, Félix Tshisekedi, la commémoration du 2 août se déroulera sur l’ensemble du territoire national. À Kinshasa, le site du Génocost, situé dans l’enceinte du Musée national, accueillera la cérémonie principale.
Le terme Génocost désigne un génocide à finalité économique, marqué par des violations massives des droits humains, des violences sexuelles systématiques, des déplacements forcés de populations, des massacres communautaires et le pillage organisé des ressources naturelles de la RDC. Derrière cette tragédie se cachent des chiffres accablants, mais surtout des histoires humaines de souffrance, de résilience et de combat pour la justice.
« Le 2 août, la République se lève pour refuser l’effacement. Nous portons la mémoire de ceux qui ne peuvent plus parler et la force de ceux qui continuent de vivre avec les séquelles », indique une vidéo conjointe d’annonce du FONAREV et de la CIA-VAR.
Des moments de recueillement, des expositions, des témoignages, des conférences et des mobilisations citoyennes sont prévus dans les provinces, afin de faire de cette journée une étape de plus vers la reconnaissance des crimes et la réparation pour les victimes.
Dans un pays où les cicatrices des conflits sont encore vives, cette journée se veut également un acte de résistance contre l’impunité et l’oubli. Elle appelle à la solidarité nationale, à l’engagement pour la paix et à la justice pour toutes les victimes oubliées de l’histoire récente du Congo.
Christian Okende
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