Politique La RDC soutient le processus de réconciliation en Libye
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La RDC soutient le processus de réconciliation en Libye

La RDC soutient le processus de réconciliation en Libye
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 25 JUILLET 2025 - 08:13 WAT · 3 min de lecture

La République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé son soutien au processus de réconciliation nationale en Libye, à l’occasion d’une réunion virtuelle de haut niveau du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), tenue ce jeudi 24 juillet.

Présidée ce mois-ci par l’Ouganda, cette 1291e session du Conseil de paix et de sécurité de l’UA était consacrée à la situation sécuritaire en Libye. Elle a enregistré la participation active du président congolais Denis Sassou N’Guesso, en sa qualité de président du Comité de haut niveau de l’UA sur la Libye.

La RDC était représentée par la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, qui a pris part aux travaux au nom du président Félix-Antoine Tshisekedi. Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie congolaise a salué la signature, le 14 février 2025, de la Charte de réconciliation nationale libyenne, la qualifiant de tournant majeur vers une sortie durable de crise.

Elle a réaffirmé l’attachement indéfectible de la RDC aux principes de souveraineté, d’unité nationale et d’intégrité territoriale de la Libye, tout en saluant les efforts des parties libyennes et l’appui des partenaires régionaux et internationaux en faveur de la paix et de la stabilité dans ce pays d’Afrique du Nord.

Par ailleurs, elle a insisté sur le respect strict de l’embargo sur les armes, exigé la fin de toute ingérence militaire étrangère non autorisée et plaidé pour un renforcement du régime de sanctions. Elle a enfin encouragé les acteurs libyens à engager un dialogue inclusif afin de convenir d’un calendrier électoral crédible et consensuel, condition essentielle pour un retour durable à l’ordre constitutionnel.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, à la suite d’un soulèvement populaire soutenu par une intervention militaire internationale, la Libye est plongée dans une crise politique, sécuritaire et institutionnelle profonde. Le pays est divisé entre deux autorités rivales : l’une à l’Est, dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, et l’autre à l’Ouest, reconnue par l’ONU. Cette fragmentation, aggravée par des ingérences étrangères et la prolifération de milices armées, bloque la tenue d’élections, fragilise l’économie et accentue les violations des droits humains, rendant les initiatives de réconciliation et de transition démocratique encore précaires.

Silas MUNGINDA

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