Politique Les Wazalendo délogent le M23 de Walikale-Centre et de Nyangazi
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Les Wazalendo délogent le M23 de Walikale-Centre et de Nyangazi

Walikale Centre, Nord Kivu
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 3 AVRIL 2025 - 13:08 WAT · 2 min de lecture

Tournant majeur dans les combats à l’Est de la République démocratique du Congo. Les localités stratégiques de Walikale-Centre (Nord-Kivu) et Nyangazi-Centre (Sud-Kivu) sont passées sous le contrôle des miliciens Wazalendo, après de violents affrontements mercredi contre les rebelles du M23, soutenus par les troupes rwandaises.

Selon plusieurs sources locales, les rebelles du M23 se sont repliés du territoire de Walikale ce mercredi matin, à la suite d’une offensive soutenue des forces locales de résistance Wazalendo. Les combats, engagés autour de 9h sur l’axe de la cité Belge, ont été marqués par des tirs nourris ayant duré plusieurs heures. Les Wazalendo ont réussi à déloger les rebelles d’une position stratégique, avant de lancer un nouvel assaut vers le centre de Walikale.

En l’absence des Forces armées congolaises (FARDC), les miliciens affirment avoir pris le contrôle total de Walikale-Centre, de son aérodrome, et disperser les troupes rwandaises alliées au M23. Les rebelles se répliqueraient désormais vers d’autres partis du territoire de Walikale.

Dans le territoire voisin de Masisi, de nouveaux affrontements ont été signalés à Kanii et aux abords de la paroisse de Masisi-Centre, sans qu’un bilan officiel ne soit encore communiqué.

Par ailleurs, au Sud-Kivu, les Wazalendo ont annoncé la prise de Nyangazi-Centre, consolidant leur offensive sur plusieurs fronts dans la région.

Les Wazalendos, farouchement opposées à tout dialogue avec les rebelles, réaffirment leur détermination à restaurer l’autorité de l’État congolais dans les zones sous occupation.

Ces développements interviennent alors que des pourparlers sont annoncés à Doha le 9 avril prochain entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, dans le but de trouver une issue pacifique au conflit. Mais sur le terrain, la réalité reste marquée par une escalade de la violence, au grand barrage des populations civiles déjà durement éprouvées par des années d’instabilité.

Azarias Mokonzi

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