Libération d’un présumé violeur à Kananga : l’ONG FMMDI exprime son indignation
Illustration du parquet général du Kasaï-central.
AFP
L’ONG « Femme main dans la main pour le développement intégral » (FMMDI) s’est dite profondément indignée, ce samedi 5 juillet 2025, après la libération inattendue d’un présumé auteur de viol par le Parquet général de Kananga.
Dans une alerte parvenue à BETO.CD, la directrice générale de l’organisation, Nathalie Kambala, a qualifié cette décision judiciaire de « choquante et incompréhensible », y voyant une grave atteinte à la confiance du public envers la justice.
Selon elle, cette libération survient alors que la victime continue de subir de lourdes séquelles physiques, psychologiques et sociales. Elle déplore que la justice, censée protéger les citoyens, ait « cédé à la pression, aux influences et aux manœuvres opaques ».
La FMMDI rappelle aux magistrats et aux instances judiciaires que rendre un jugement partial ou entaché de compromissions, notamment dans une affaire de viol, constitue non seulement une faute morale, mais également « un véritable crime contre la victime », car cela « sacrifie une seconde fois son avenir, sa dignité et sa quête de réparation ».
L’organisation insiste : « Une justice corrompue ou influencée n’est plus une justice. Elle devient complice de l’impunité. »
Face à cette situation, la FMMDI exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour élucider les circonstances exactes de cette libération et réclame des sanctions exemplaires contre tout magistrat ayant manqué à sa mission et compromis l’équité du processus judiciaire.
Pierre Kabakila
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