Politique « l’IGF n’épargnera personne, tous ceux qui se rendent coupables de malversations seront traqués » (Jules Alingete)
Politique

« l’IGF n’épargnera personne, tous ceux qui se rendent coupables de malversations seront traqués » (Jules Alingete)

« l’IGF n’épargnera personne, tous ceux qui se rendent coupables de malversations seront traqués » (Jules Alingete)
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 31 AOÛT 2021 - 17:45 WAT · 3 min de lecture

Accusé de partialité dans ses enquêtes, le chef de service de l’Inspection Générale des Finances (IGF) Jules Alingete a clarifié, au cours d’une interview accordée à Jeune Afrique ce mardi 31 août, la position de cette structure et son rôle dans la gestion de la res publica.

Jules Alingete indique que l’IGF est une structure technique sans couleur politique.

« Ce ne sera jamais une structure politique. Elle restera toujours une structure technique. Opposition ou majorité, l’IGF n’épargnera personne. Tous ceux qui se rendent coupables de malversations seront traqués », a-t-il déclaré avant de souligner qu’aucun dossier ne sera enterré.

« Je vous préviens et je le dis à ceux qui sont en train de gérer les fonds publics, qu’ils soient des entreprises publiques, des établissements publics ou issus du gouvernement, nous n’allons pas baisser la garde », prévient Jules Alingete Key.

Répondant à ceux qui accusent l’IGF d’être une structure à la solde du pouvoir actuel pour règle des comptes aux cadres de l’ancien régime, Jules Alingete a rejeté de revers de main ces allégations affirmant que l’IGF est et restera une structure technique qui encadre les finances et sans tenir compte des couleurs politiques.

« Mais la partialité, c’est quoi ? Quand nous sommes arrivés, en 2020, il fallait procéder au contrôle de la gestion conduite par des gens qui avaient été aux affaires entre 2018 et 2019, et même en 2020. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, Félix Tshisekedi a sonné la fin de la mauvaise gouvernance, mais force est de constater que, malheureusement, des gestionnaires qui avaient travaillé avec le président de la République honoraire [Joseph Kabila] et à qui le chef de l’État avait confié des responsabilités, n’avaient pas compris le message. De fait, tous les contrôles se sont soldés par un constat de malversation, et nous avons été obligés de mettre des gens hors d’état de nuire », a-t-il soutenu.

D’ailleurs, Jules Alingete rappelle que seulement un contrôle à porté sur les actes de gestion posés avant de 2019, celui de la gestion du parc agroalimentaire de Bukanga Lonzo et ce, à la demande des gestionnaires dudit projet.

« Un seul contrôle a porté sur des actes de gestion posés avant 2019 : celui du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo [dossier dans lequel l’ancien Premier ministre Matata Ponyo est actuellement poursuivi, NDLR]. Mais cela n’a jamais été dans notre programme initial, ce sont les gens qui ont géré ce parc agro-industriel qui ont sollicité l’IGF en vue de lever les soupçons qui pesaient sur certaines personnes. Et l’institution a fait le travail », a rappelé Jules Alingete.

Interrogé sur la mission d’inspection ouverte depuis trois mois à la présidence, Jules Alingete a affirmé que l’enquête est déjà dans sa phase finale.

« Il a démarré il y a trois mois et est aujourd’hui en phase finale. Il porte sur les effectifs et sur tous les contrats signés par la présidence. Des observations ont été adressées aux différentes personnes concernées, et lorsque les réponses auront été apportées, nous délivrerons nos conclusions, en toute transparence », a déclaré le chef de la brigade financière.

Carmel NDEO

Commentaires
B
Cet article respecte les principes de transparence éditoriale de BETO. En savoir plus ›
Et aussi…