Lomami : dix-huit morts dans le renversement d’un camion qui transportait aussi des passagers
Dix-huit personnes sont mortes sur place dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026 à Tshilonda Kamalunda, territoire de Luilu. Le camion venait de Ngandajika avec des marchandises et un nombre indéterminé de passagers. Les habitants mettent en cause l’état de la route, le parquet a ouvert une enquête.
Lomami : dix-huit morts dans le renversement d’un camion qui transportait aussi des passagers
AFP
Dix-huit personnes sont mortes sur place dans le renversement d’un camion à Tshilonda Kamalunda, dans le territoire de Luilu, province du Lomami, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 octobre 2026. Le village se trouve à une quinzaine de kilomètres de Luputa. Le bilan est rapporté par Radio Okapi.
Un camion de marchandises qui transportait des passagers
Le véhicule venait de Ngandajika et se dirigeait vers le Haut-Katanga en passant par Luputa. Il transportait des bidons d’huile de palme, des contenants d’alcool traditionnel et diverses marchandises.
Il transportait aussi un nombre important de passagers, dont l’effectif exact n’a pas été établi. C’est le point central de ce type d’accident : le bilan ne peut pas être rapporté à un nombre de personnes à bord, parce que ce nombre n’existe nulle part.
Aucun blessé n’est mentionné dans le compte rendu, ce qui, pour dix-huit morts, interroge et reste à établir.
La route mise en cause par les habitants
La cause avancée par plusieurs sources locales est l’état de la chaussée, marquée par de nombreux nids-de-poule et de fortes dégradations. Ce n’est pas une conclusion officielle.
Le parquet s’est rendu sur les lieux pour constater les faits et ouvrir une enquête. La Croix-Rouge a été mobilisée pour l’inhumation des victimes, et un communiqué invite les familles ayant des proches sur cet axe à se renseigner auprès des autorités locales.
La procédure dira si la responsabilité tient au conducteur, au propriétaire du camion, à la surcharge ou à l’entretien de l’axe. Dans les dossiers comparables, elle s’arrête le plus souvent au conducteur.
Le transport mixte, pratique courante et sans cadre appliqué
Faire voyager des passagers sur un plateau chargé de marchandises est interdit, et c’est la norme sur les axes où aucun transport en commun n’existe. Entre Ngandajika et le Haut-Katanga, le camion de fret est le seul véhicule qui circule régulièrement.
Le même mécanisme vaut sur l’eau. Les bateaux de marchandises qui embarquent des passagers produisent la même surmortalité sur le fleuve, et le fleuve reste une autoroute de survie faute d’alternative.
Le pays n’a pas de décompte national de ces morts. Chaque accident est annoncé par une administration territoriale, puis disparaît. Seuls les événements les plus meurtriers, comme le crash de Kenge, remontent au niveau national.
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