Société Deux naufrages en vingt-quatre heures sur le fleuve Congo, à Kinshasa et dans l’Équateur
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Deux naufrages en vingt-quatre heures sur le fleuve Congo, à Kinshasa et dans l’Équateur

Deux baleinières sont entrées en collision dans la nuit du 3 au 4 octobre à Ngombe-Lukolela, dans l’Équateur. Le 4 octobre, une barge du bateau Global Express a coulé au port Général Kalume, à Kinshasa, avec une cargaison d’huile de palme. Dans les deux cas, aucun bilan officiel.

(Illustration) Une vue des balenières acostés ce 06/09/2010 le long du fleuve Congo à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
AFP

Rédaction Kinshasa
Kinshasa - 5 OCTOBRE 2026 - 11:37 WAT · 4 min de lecture

Deux accidents fluviaux se sont produits en moins de vingt-quatre heures sur le fleuve Congo. Dans la nuit du 3 au 4 octobre 2026, deux baleinières sont entrées en collision à Ngombe-Lukolela, dans la province de l’Équateur. Le dimanche 4 octobre en début d’après-midi, une barge du bateau Global Express a coulé au port Général Kalume, à Nganda Musolo, dans l’ouest de Kinshasa. Dans les deux cas, des passagers sont portés disparus et aucun bilan officiel n’a été communiqué, selon Radio Okapi.

À Ngombe-Lukolela, une collision de nuit

Une des deux embarcations a sombré. Un témoin cité par Radio Okapi décrit la scène : « C’était la nuit. L’une des embarcations a coulé au fond du fleuve. Il y aurait plusieurs morts et une trentaine de rescapés. »

Les riverains et les usagers du fleuve ont mené les premières opérations de sauvetage. Une équipe d’enquête était attendue depuis Mbandaka. Le bilan reste provisoire et non officiel, les autorités provinciales n’ayant pas communiqué. Les causes évoquées sur place sont la navigation de nuit, la surcharge et le non-respect des règles de navigation.

À Kinshasa, une barge et une nappe d’huile de palme

Le Global Express, arrivé de Mbandaka, était amarré à Nganda Musolo depuis le samedi sans incident. L’une de ses quatre barges a coulé pendant une manœuvre d’accostage.

La barge transportait une grande quantité d’huile de palme, qui s’est répandue à la surface de l’eau. La nappe a compliqué les recherches, un témoin soulignant que même un bon nageur y était presque impuissant. Des habitants sont arrivés en pirogue pour récupérer l’huile déversée. La police locale n’avait pas communiqué sur les causes ni sur un décompte.

Les mêmes causes, documentées depuis des mois

Les deux accidents reproduisent un schéma déjà décrit. Surcharge, navigation de nuit, absence de contrôle et de manifestes : ce sont les quatre facteurs qui reviennent à chaque naufrage, et le dernier explique pourquoi les bilans restent incertains. Sans liste d’embarquement, personne ne sait combien de personnes manquent.

En juillet, trois naufrages s’étaient succédé en cinq semaines, dont celui d’Ilebo, à la jonction du Kasaï et du Sankuru. Le 23 septembre, le MV MJP a sombré sur le lac Tanganyika avec 480 tonnes de farine à bord.

L’État a engagé des moyens sur un volet précis du problème. Une campagne de balisage du fleuve Congo et de la rivière Kasaï a été lancée le 25 août, adossée à un protocole de 2,4 millions de dollars pour 2 300 kilomètres de voies fluviales. Le balisage signale les obstacles. Il n’agit ni sur la charge embarquée ni sur l’heure du départ.

Ce qu’il faudra établir

Cinq éléments manquent et sont établissables auprès du Commissariat fluvial, de la Régie des voies fluviales et des autorités provinciales de l’Équateur et de Kinshasa. Le nombre de passagers embarqués et l’existence d’un manifeste dans chacun des deux cas. Le bilan officiel. L’autorisation sous laquelle les baleinières naviguaient de nuit à Ngombe-Lukolela. La charge de la barge coulée au regard de la capacité autorisée du Global Express. Et les conséquences du déversement d’huile de palme sur le fleuve en aval.

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B
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