Lubero : journée ville morte à Njiapanda-Manguredjipa en hommage à plus de 80 civils tués à Ntoyo
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AFP
Un an après la tuerie de Ntoyo, l’axe Njiapanda-Manguredjipa va tourner au ralenti. La Société civile Forces vives y a décrété une journée ville morte ce jeudi 10 septembre, en hommage aux plus de 80 civils tués par les ADF en septembre 2025.
D’après l’annonce de la coordination locale, aucun marché ni aucune boutique ne seront ouverts, tandis que les activités de transport et les travaux champêtres seront suspendus ce jeudi sur cet axe du territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
« Nous appelons toute la population à rester à la maison pour un moment de recueillement et de prière en mémoire des victimes. Nous partageons la même souffrance », a déclaré Ketembo Kabunga Fiston, président territorial de la société civile de Njiapanda.
Pour rappel, le 10 septembre 2025, 64 corps sur les 82 victimes avaient été inhumés dans une fosse commune à Ntoyo. Les autres dépouilles, après leur identification par les services du secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord, avaient été restituées aux familles, selon le lieutenant Marc Elongo.
Un an après cette tuerie, les notables du territoire continuent de plaider pour un renforcement du dispositif sécuritaire. Ils demandent notamment la redynamisation des opérations conjointes FARDC-UPDF dans le secteur de Bapere, la chefferie des Baswagha et sur l’ensemble du Grand Nord-Kivu.
Dans un contexte où le Nord-Kivu reste marqué par l’activisme des groupes armés, les tueries à répétition attribuées aux ADF, les déplacements massifs de populations et l’insécurité sur les axes routiers, les acteurs locaux estiment qu’une meilleure coordination des forces est nécessaire pour restaurer l’espoir d’une paix durable.
Isaac Bin-Ngeve