Mgr Donatien Nshole à Didier Manara : « Je crois qu’une parole venant de lui n’est pas vraiment à prendre au sérieux »
Mgr Donatien Nshole à Didier Manara : « Je crois qu’une parole venant de lui n’est pas vraiment à prendre au sérieux »
AFP
Restée longtemps silencieuse, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a répondu aux déclarations tenues par le deuxième vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Didier Manara, l’accusant de « jouer le jeu des rebelles du M23, d’être membre de l’opposition et de déstabiliser le pays ».
Invité du magazine Face-à-face sur Top Congo FM, lundi 28 août, le secrétaire et porte-parole de la CENCO Mgr Donatien Nshole, a rétorqué en mentionnant le deuxième subalterne du président Denis Kadima comme un « problème ».
« Je serais plus à l’aise si c’était le président, le 1er vice-président ou le rapporteur de la CENI qui l’aurait dit. Malheureusement, celui qui l’a dit, dans la littérature de ce processus électoral, je parle de Manara, sera mentionné comme un des problèmes », a lancé le prélat.
Pour aller plus loin, Mgr Donatien a rappelé le passé Didi Manara pour enduire la véracité de ses propos. En fait, ce dernier était l’ancien président du groupe parlementaire du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et alliés à l’assemblée nationale.
« L’histoire retiendra qu’il a trahi sa famille politique. Je crois qu’une parole venant de lui n’est pas vraiment à prendre au sérieux », a rappelé le religieux.
Mais au président Denis Kadima il a jeté des fleurs, saluant son expertise à laquelle la CENCO ne s’est jamais opposée jusques-là. « Quand il était question de la mise en place du bureau Kadima, nous n’avons pas contesté son expertise. Jusqu’aujourd’hui nous lui reconnaissons d’ailleurs cette expertise. C’était juste par le fait que sa candidature était portée par les politiques », a déclaré le secrétaire de la CENCO.
Toutefois, Mgr Nshole précise que cela ne veut pas dire qu’il ne va pas bien travailler. « Voilà pourquoi nous sommes allés chez lui pour lui dire que ce qui s’est passé est passé, maintenant le pays a intérêt que nous soyions des alliés, que nous travaillions ensemble et regardions dans la même direction », a-t-il confié.
Odon Bakumba

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