En continu Nord-Kivu : Massacre sanglant à Beni-Mbau, au moins 24 civils tués par les ADF

Nord-Kivu : Massacre sanglant à Beni-Mbau, au moins 24 civils tués par les ADF

La terreur a de nouveau frappé le territoire de Beni. Dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026, des assaillants identifiés comme des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) ont perpétré une attaque coordonnée dans plusieurs localités du secteur de Beni-Mbau, dans la province du Nord-Kivu, faisant un bilan provisoire d’au moins

Nord-Kivu : Massacre sanglant à Beni-Mbau, au moins 24 civils tués par les ADF
AFP

La Rédaction
Kinshasa - 6 MAI 2026 - 21:57 WAT · 2 min de lecture

La terreur a de nouveau frappé le territoire de Beni. Dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026, des assaillants identifiés comme des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) ont perpétré une attaque coordonnée dans plusieurs localités du secteur de Beni-Mbau, dans la province du Nord-Kivu, faisant un bilan provisoire d’au moins 24 morts, selon des sources locales.

Les localités de Manzumbu, Musangwa, Wasafi et Mangambo ont été simultanément ciblées par les rebelles, plongeant la population dans une panique totale. Les assaillants, après avoir semé la mort et pillé plusieurs habitations, se sont repliés dans la forêt environnante, zone de prédilection de leurs opérations de guérilla.

Cette incursion meurtière porte à plus de 26 le nombre de civils tués en l’espace de deux jours dans le secteur, deux autres personnes ayant été abattues, le lundi 4 mai, dans le village de Katerain.

Des opérations de poursuite ont été immédiatement lancées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée ougandaise (UPDF) dans le cadre de leurs opérations conjointes, pour tenter de neutraliser le groupe armé.Malgré ces efforts, Kinos Katuo, cadre de la société civile locale, appelle à une intensification de la traque et une meilleure protection des civils, la zone étant devenue un véritable mouroir. Il exhorte les habitants à une vigilance accrue et à éviter les zones forestières à risque.

Cependant, au vu de la persistance, voire de la recrudescence des massacres, de nombreux acteurs de la société civile dressent un bilan mitigé, voire négatif, estimant que la transition de l’administration aux militaires n’a pas mis fin à la terreur des ADF.

Azarias Mokonzi


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